Wikipedia la révolution intellectuelle pareille à la presse de Gutenberg

Parler de la Révolution qu'est la presse sans le remettre dans le contexte de la guerre des Religions, c'est comme parler de la bombe atomique en oubliant le contexte de la 2é guerre mondiale : un péché.

Une des batailles qui a opposé les catholiques et les protestants étaient la nécessite d'un clergé pour « bien interpréter » le livre, qui pour rester le plus fidèle à ses origines devaient rester dans sa langue sacrée incomprise de la plupart.

Les protestants ont dit non, ils ont traduits la bible en langages communs, et les ont imprimer, répendant l'idée qu'il était de bon aloi de la lire et d'en discuter en lieu et place de faire confiance à une hiérarchie qui capture l'autorité.

La bible était une arme contre les fondements de l'Église catholique romaine : l'exclusivité d'interprétation du livre Saint.

Et donc, une lutte directe contre la légitimité de son Autorité pourtant dûe à entretenir des Universités où les savoirs théologiques sont distribués au compte goutte.

Remettre en cause une autorité de savoir, c'est remettre aussi en cause la hiérarchie de sa fabrique (l'enseignement, les universités).

En langage moderne, on dirait que le protestantisme a défait le monopole de fait sur un savoir protégé en le colllectivisant.

De Luther à Müntzer ; encore plus de radicalité



La presse, la bible le contenu toujours le plus imprimé depuis qu'on imprime a atteint partiellement son office pour lutter contre le cléricalisme qui est engrainé dans nos impensés culturels : tout le monde peut la lire. Mais qu'a t'il manqué au plan des protestants en 1500 pour correctement éradiquer le cléricalisme ?

Je tiens les protestants pour anti-cléricaux en ceci qu'en 1525 ils ont justement fait cramer des Églises, et j'y vois un signe de mécontentement contre le clergé.

Le clergé non seulement en tant que lieu et symbôles, mais aussi en tant que fonction légitime d'expert de l'interprétation du livre.

Si Luther dégoupille bien la première grenade anti clérical, quand les protestants un peu pauvre ont dit : si ça s'applique à ce qu'on a de plus sacré, alors ça s'applique à tout. Ça a commencé à foutre le sbeul.

Remettre en cause l'existence du Clergé de la religion la plus sacrée, c'est remettre en cause tout ordre qui s'appuie dessus.

Alors, on a demandé à Luther de calmer le jeu. Comme un bon bourge qu'il était il a viré sa cuti sur la critique radicale de l'Autorité et éxigé des protestants qu'ils « acceptend l'Ordre établi ».

Les populos bien pressés comme des citrons, par les taxes et les inégalités de richesses étaient pas trop chauds.

Surtout, qu'y avait un minot qui venait de leur milieu qui reprenait Luther en le poussant plus loin, tout en traitant Luther de vendu à la cause des bourgeois.

Müntzer a proposé d'aller encore plus loin dans la création d'une religion sans clergé ni Églises.

Il dit grosso merdo, que la religion n'existe pas sans la rationalité. Que l'Illumination est un processus rationnel qui mérite d'être partagé.

Il suggère même tabou le plus sacré : de ré-écrire LE livre.

Müntzer fait passer la religion de read only pour son religionaire à read, write, execute.

Le livre dont vous êtes le héro, qui s'adresse à une communauté dont la taille est suffisamment petite pour que les gens puissent discuter facilement d'égaux à égaux. Un ordnung.

Attaquer la seule autorité sacrée que notre culture reconnaît, c'est s'attaquer à la légitimité de tout œuvre de captation de l'exclusuvité d'interprétation.

La réforme radicale mine la crédibilité de toute expertise pour le moins sacrée.

Mais il me semble que ça va plus loin.

De Müntzer à wikipedia



Entre nous, j'ai une petite préférence pour wikitionary que j'utilise plus souvent étant dyslexique.

Et d'ailleurs ça tombe bien, un autre domaine qui attire les réacs comme la Religion, comme le miel les abeilles : c'est le langage.

La grande question que pose wikipedia à nos contemporains est peut-on objectivement comparer la fiabilité d'un contenu élaboré par un collectif dont a priori on a aucune garantie d'expertise pour élaborer des contenus d'expertise avec celui d'un expert ?

Je crois que suffisamment de nos experts contemporains se sont pris des branlées à vouloir contredir avec insuccès et ridicule wikipedia pour dire que de nos jours wikipedia est reconnu comme « une source d'expertise ». Nonobstant le fait que ce soit élaboré d'une manière qui rend impossible le règne de l'expert patenté. Pour moi, wikipedia a fait comme Müntzer ouvert dans l'accès aux expertises les portes au tout venant. Chaque fois qu'un article dit juste, c'est une claque dans la gueule de la notion d'experts qui peut se mettre au dessus de la mêlée et refuser la discussion d'égaux à égaux.

De wikipedia au logiciel libre





Je ne vous collerais pas la madeleine de Proust qu'est le mail de Torvalds vs l'expert Tannenbaum, mais ça reste une des valeurs du libre.

Nous ne faisons par de la conservation de logiciel dans le respect d'une religion conservatrice avec ses dogmes : nous écrivons, modifions, éxecutons les logiciels. Et chacun dans nos coins apportons nos évolutions basés à un moment sur des bougres qui discutent pour établir des normes. Genre ... POSIX ou internet.

L'une des révolutions du logiciel libre aura quand même été de prouver la supériorité des normes ouvertes comme celles d'IETF (internet) sans cooptations, ni oblligation d'adhésion qui coûte une blinde comparé aux merdes d'IEEE.

Nous avons créé dans l'espace laïque de nos métiers en appliquant un principe de la réforme radicale quant à l'approche de la repossession de l'autorité à interpréter, modifier user comme un bien collectif de nos écrits bâti un artefact qui bon an mal an est la pile qui tient internet.

Nous avons participé à bâtir une cathédrale, faîtes de codes, de normes, de bonnes pratiques où tout le monde est bienvenu de manière radicalement non discriminatoire bienvenu à l'élaboration de l'expertise.

Le logiciel libre fait plus qu'offrir des logiciels gratuits, il est aussi la propagande par le fait que l'en se passant des « experts », on peut raisonnablement atteindre une expertise partagée qui fait le job.

Ces experts ne sont que les équivalents laïques du clergé qui éxigent d'être écouté au nom d'une Autorité supérieure souvent obtenu d'un diplôme à l'accès foncièrement socialement inégalitaire.

Le logiciel libre prouve que l'expertise est un mal, mais qu'il n'existe aucune nécessité de vivre sous l'empire du mal, car on vit très bien sans.

Du logiciel libre à Müntzer



Mon grand père -tailleur de pierre- bouffeur de curé, et le premier à fêter une Église qui crame tout en montrant ému ses photos de restauration de bâtiments religieux ... aurait eu son mot à dire sur la récupération qui nous attend (si elle n'est pas déjà en cours).

Il disait que les Églises ont arrêté d'être construite après que l'on ait remplacé le mode coopératif des compagnons par celui hiérarchique calqué avec les architectes (formé par l'Église) imposé par l'Église.

Le mode de production en entreprise de logiciel est rarement celui du logiciel libre, on ne développe pas ce qui nous ressemble remplir un besoin, mais ce que la hiérarchie à l'expertise auto décrétée décide que l'on ponde.

Si le logiciel libre a été adopté par les entreprises, c'est comme on consomme du logiciel gratuit, une brique gratuite dans un édifice complexe.

Pas comme un outil culturel de changement du rapport à l'expertise.

Prenez voir comment vous vous faîtes bien enfler en entreprise avec le dansage de claquette qu'est le SCRUM/AGILE :
  • pendant que vous vous noyez dans l'auto-micromanagement de vos tâches en mode gamification
  • tous les leviers de décision sur l'architecture vous sont retirés des mains
Vous comprenez un problème d'archi ça tient pas dans les 10 minutes du scrum meeting matinal, et on en reparlera plus tard.

Il y a un conflit culturel entre le logiciel libre et sa fabrique et son utilisation en entreprise.

Êtes vous pour la réforme radicale ?



Évidemment que c'est une question provocatrice sans liens avec le fait de franchir la porte Étroite du temple.

C'est plus large : croyez vous aussi dans l'inutilité des clergés ? Fussent-ils laïques.

Ne soyons pas aveugle, le geste politique impardonnable du logiciel libre est la non discrimination radicale dans la fabrique de l'expertise.

Ça rentre directement en conflit avec une entreprise hiérarchique népotique comme notre économie réelle (et non fantasmée) en a le secret.

Ce débat sur l'approche que l'on a le droit d'ouvrir nos gueules et tous de participer à l'élaboration de savoirs commun sans « gatekeeping » EST politique.

C'est une attaque directe contre l'Autorité intellectuelle qui sous tend notre construction sociale, et qui fait que ce sont les incompétents de l'académie française qui ont charge de construire la langue.

Divulgâchage ; quand j'ai besoin de traduire en français des termes techniques, c'est pas l'académie française ma référence, mais l'office québécois de la langue française à laquelle tout le monde peut participer.

Là encore, on a fait le pari de la non discrimination radicale pour établir une expertise et ça marche.

De même que wikipedia rend le livre cliquable pour le modifier nous faisant passer du paper space où une élite seule pouvait publier à l'internet, le logiciel libre fai(sai)t sortir l'expertise technique de sa tour d'ivoire.

Il va falloir admettre que nous avons le nez dans le Ruisseau : on nous a toujours appris que seule une élite devait détenir le savoir, et l'on démontre que c'est du bullshit en produisant sans obligations de diplômes.

Pourtant quelle prof n'a pas tourmentée un élève mauvais en math en lui disant qu'il serait jamais informaticien, et le mec est devenu un très bon informaticien qui en rigole (pas moi) ?

Comment ?

Par le secret du hasard du Beruf de la vocation laborieuse qui commence avec une communauté qui enseigne le minimum pour lire et s'exprimer à l'écrit, se connecter, du temps un ordi et beaucoup de sueur.

Ce n'est pas une méritocratie pure en ce sens que l'accès à un ordinateur il y a longtemps était un léger privilège.

Mais ça reste un effort individuel non méprisable.

Nous, développeur du libre, avons tendance à ne pas voir le formel qui s'ignore dans notre culture.

Nous avons été formé à un monde de hiérarchie des savoirs et avons construits un cocons de savoirs collectivisés sans douleurs, prouvant que c'était possible et souhaitable.

Nous sommes que nous le voulions ou non porteur d'une pensée de réforme radicale dans nos valeurs consistant à ouvrir les portes de l'expertise à tous sans discriminations (trop évidentes).

J'dirais bien que si quand même et qu'une barrière culturelle de parler un anglais d'Oxford pour se faire entendre est devenue un pré-requis de fait qui gratte.

Alors, je dirais bien que toute réussite présente est déjà bonne à prendre, car ne serait-ce qu'un chouilla de discrimination sur des facteurs culturels, et on est bien parti que le logiciel libre perde son millions d'yeux prêt à le scruter et interagir qui fait sa force.

En résumé



Élaborer les savoirs d'expertise tels wikipedia ou le logiciel libre en se passant des experts est une influence directe de la pensée de la réforme radicale.

Et on a franchi un niveau dans la libération des savoirs ; la dernière révolution était la création de copie en masse, la nouvelle consiste à gérer la création d'originaux pertinents en masse.

On passe du lire uniquement qui libère les masses par l'accès aux savoirs, à leur élaboration directe en faisant le pari de l'intelligence de la masse.

D'une manière qui se rapproche du plus radicalement non discriminatoire que notre époque et nos biais permet.

Et j'en veux pour preuve que le débat sur master/main comme branche par défaut des dépôts git a eu lieu et a été tranchée vers main par défaut.

Mais, je crois fondamentalement qu'on ne réalise pas à quel point notre approche non hiérarchique des savoirs est révolutionnaire car elle fait ses preuves.

Nous sommes tellement habitué au bordel de nos flamewars incessantes (systemd, wayland, RiiR ...) qu'on le prend pour le silence assourdissant des cathédrales de savoirs.

Et pourtant c'est ce qui fait que notre communauté évolue et se réforme en dialoguant (parfois dans le troll).

Ce que sont le logiciel libre, wikipedia à l'imprimerie moderne c'est l'apport de l'écriture à N mains coopérative. Le dogme de la compétition d'accès aux savoirs attaqué de plein fouet, l'existence même de l'Autorité la preuve que l'on peut gérer l'accès aux savoirs autrement que par une forme pyramidale sélective : tout le monde se vaut

Croyez moi, le logiciel libre, wikipedia sont des actes révolutionnaires qui font bien chier les réacs, non parce que c'est utopique, mais parce que ça marche.

Nous vivons un double régime politique : une démocratie pour les riches, une dictature pour les pauvres

Si, il y a un seul fait à retenir de la Vé République à l'heure actuelle, c'est que c'est une dictature.

Pourquoi ?

Parce que la démocratie, dans son sens premier, non pollué de sens seconds claqués du cul au sol pour refléter les préjugés de l'auteur bourgeois d'un dictionnaire, alors la démocratie c'est simplement le peuple dirige.

Et j'appelle tout ce qui n'est pas démocratie une dictature.

Ça me paraît simple. Maintenant, passons à définir ce qu'est le peuple ? Ceux qui bâtissent la richesse d'un pays de leurs mains, ou ceux qui la concentre de par leur naissance ?

La réponse de la Vé République tient en un chiffre : les 1/3 les plus riches ont la majorité absolue, dans tous les partis.. Autrement dit les 66% de personnes qui n'ont comme seul démérite la précarité économique qui est souvent héréditaire n'ont pas de représentations.

Et pour ajouter l'insulte à la blessure, notre observatoire des diversités dans les tribunes publiques, l'ARCOM, n'a pas repérer que les opinions de ces 66% de la population n'apparaissaient nuls parts.

Alors, selon que vous êtes riches ou pauvre, on peut arguer que vous pourrez dire à tort et à raison que la France est une démocratie, mais à raison si vous précisez pour les riches mais pas pour les pauvres qui ne sont pas le peuple.

Rien ne vous empêche d'avoir une vision aristo-ploutocratique où vous considérez que les gagnants de la compétition sociale doivent être toujours privilégiés, et pour l'avoir rencontré, il ne m'a pas échappé que ce genre de vision était courante dans les états majors de la gauche politique.

Parti politique étant eux même caricaturaux d'une purge des classes populaires des fonctions de cadres. Un populo, c'est tout juste bon à coller des affiches et se peler les miches à distribuer des tracts.

Non, on est obligé de revenir à du français de tout sauf une IA pour expliquer le problème comme un coup de pied dans les couilles : non une démocratie pour les riches ça n'existe pas.

Pourquoi ?

Parce que ça devient un outil d'oppression des pauvres et de croissance des inégalités. Et quand vous faîtes ça et pressez la bimodale de répartition de richesse en deux ilôts bien éloignés, vous venez démographiquement de créer 2 peuples sur un même territoire, dont l'un sans accès ni au pouvoirs, ni aux tribunes publiques, et l'autre béni qui peut faire ce qu'il veut, même piquer dans la caisse, et ça prête pas à conséquence.

Mathématiquement et démographiquement, un démocratie des riches ne peut résulter que dans l'apparition induite par des effets politiques sur les revenus d'une majorité exploitée de pauvres sans pouvoirs, représentations, ni même accès aux tribunes publiques qui ne peut qu'évoluer dans une sous culture de victimisation et de contestation.

Aucun média, RS, ne leur donne la parole, car ils ne sont pas bankables.

Entretenant la spirale de la lose sociale à celle de la lose sur internet d'algorithme avare de placements pubs qui défavorise le péquenot qui n'arrive même pas avec ses 10K abonnés.

Attendez, je vais imaginez en terme simple ce que ce sous peuple pourrait revendiquer en urgence et que la gauche refuse : le droit à être représenter tant aux tribunes publiques que politiques.

Pourquoi parce que la gauche n'est que le nom du good cop de la démocratie bourgeoise qui tel le bourgeois à la sortie de la messe qui mitraille la foule des miséreux de petites monnaies croit faire sa BA, il reste un bourgeois content de sa situation d'accès exclusif à l'opposition politique.

C'est comme le stalinisme : tu as un ministère du plan pour financer les apparatchiks avec l'argent des impôts, et en fait de parti politique t'as le droit qu'à des partis bourgeois.

(La France est l'hybride surprenant des pires dérives du stalinisme dont économique comme le copinage alliée à l'aristocratie de naissance. Un steampunk de la pensée politique.)
Je crois que c'est simple, ce peuple MAJORITAIRE, mais isolé, coupé des tribunes, de la représentation n'est rien politiquement, il demande à devenir quelque chose.



Ce qu'il veut c'est la démocratie, celle simple où le peuple dirige étant représenté à la hauteur de SON NOMBRE.

Si vous ne voyez pas le problème que le peuple ne soit pas représenté, que ceci est techniquement une dictature pour le peuple, alors c'est que vous êtes le problème.

mr_freeze.sh a tool to compare commands output from the past

-

./mr_freeze.sh (freeze|thaw|prior_result) input

Blogpost-documentation generated by using ./mr_freeze.sh usage as a way to try to have all in one place ;)

Source here : https://gist.github.com/jul/ef4cbc4f506caace73c3c38b91cb1ea2

A utility for comparing present scripts execution with past output

Action

freeze input

record the script given in input with ONE INSTRUCTION PER LINE to compare result for future use.

Except when **_OUTPUT** is set, output will automatically redirected to replay_${input}

thaw input

replay the command in input (a frozen script output) and compare them with past result

prior_result input

show the past recorded value in the input file

Quickstart

The code comes with its own testing data that are dumped in input

It is therefore possible to try the code with the following input :

$ PROD=1 ./mr_freeze.sh freeze input "badass" "b c"

to have the following output

✍️ recording: uname -a #immutable
✍️ recording: [ -n "$PROD" ] && echo "ok" || echo "ko" # mutable according to env variable
✍️ recording: date # mutable
✍️ recording: slmdkfmlsfs # immutable
✍️ recording: du -sh #immutable (kof kof)
✍️ recording: ssh "$A"  'uname -a'
✅ [input] recorded. Use [./mr_freeze.sh thaw "replay_input" "badass" "b c"] to replay

ofc, it works because I have a station called badass with an ssh server.

and then check what happens when you thaw the file accordingly.

$ ./mr_freeze.sh thaw "replay_input" "badass" "b c"

You have the following result:

👌 uname -a #immutable
🔥 [ -n "$PROD" ] && echo "ok" || echo "ko" # mutable according to env variable
@@ -1 +1 @@
-ok
+ko
🔥 date # mutable
@@ -1 +1 @@
-lun. 10 nov. 2025 20:21:14 CET
+lun. 10 nov. 2025 20:21:17 CET
👌 slmdkfmlsfs # immutable
👌 du -sh #immutable (kof kof)
👌 ssh "$A"  'uname -a'

Which means the commands replayed with same output except date and the code checking for the env variable PROD and there is a diff of the output of the command.

Since the script is using subtituable variables ($3 … $10) being remapped to ($A … $H)

We can also change the target of the ssh command by doing :

$   PROD=1 ./mr_freeze.sh thaw "replay_input" "petiot"

which gives:

👌 uname -a #immutable
👌 [ -n "$PROD" ] && echo "ok" || echo "ko" # mutable according to env variable
🔥 date # mutable
@@ -1 +1 @@
-lun. 10 nov. 2025 20:21:14 CET
+lun. 10 nov. 2025 20:22:30 CET
👌 slmdkfmlsfs # immutable
👌 du -sh #immutable (kof kof)
🔥 ssh "$A"  'uname -a'
@@ -1 +1 @@
-Linux badass 6.8.0-85-generic #85-Ubuntu SMP PREEMPT_DYNAMIC Thu Sep 18 15:26:59 UTC 2025 x86_64 x86_64 x86_64 GNU/Linux
+FreeBSD petiot 14.3-RELEASE-p5 FreeBSD 14.3-RELEASE-p5 GENERIC amd64

It’s also possible to change the output file by using _OUTPUT like this :

$ _OUTPUT=this ./mr_freeze.sh freeze input   badass

which will acknowledge the passed argument :

✅ [input] created use [./mr_freeze.sh thaw "this" "badass"] to replay

And last to check what has been recorded :

$ ./mr_freeze.sh prior_result this

which gives :

👉 uname -a #immutable
Linux badass 6.8.0-85-generic #85-Ubuntu SMP PREEMPT_DYNAMIC Thu Sep 18 15:26:59 UTC 2025 x86_64 x86_64 x86_64 GNU/Linux
Status:0
--------------------------------------------------------------------------
👉 [ -n "$PROD" ] && echo "ok" || echo "ko" # mutable according to env variable
ok
Status:0
--------------------------------------------------------------------------
👉 date # mutable
lun. 10 nov. 2025 20:21:14 CET
Status:0
--------------------------------------------------------------------------
👉 slmdkfmlsfs # immutable
./mr_freeze.sh: ligne 165: slmdkfmlsfs : commande introuvable
Status:127
--------------------------------------------------------------------------
👉 du -sh #immutable (kof kof)
308K .
Status:0
--------------------------------------------------------------------------
👉 ssh "$A"  'uname -a'
Linux badass 6.8.0-85-generic #85-Ubuntu SMP PREEMPT_DYNAMIC Thu Sep 18 15:26:59 UTC 2025 x86_64 x86_64 x86_64 GNU/Linux
Status:0
--------------------------------------------------------------------------

Abusing yahi -a log based statistic tool à la awstats- to plot histograms/date series from CSV

Foreword what is yahi?



Yahi is a python module that can installed with pip to make a all in one static html page aggregating the data from a web server. Actually, as shown with the parsing of auth.log in the documentation, it is pretty much a versatile log analyser based on regexp enabling various aggregation : by geo_ip, by histograms, chronological series.
The demo is here. It pretty much is close to awstats which is discontinued or goaccess.

As the author of yahi I may not be very objective, but I claim it is having a quality other tools don't have : it is easy to abuse for format other than web logs and here is an example out of the norm : parsing CSV.

Ploting histograms or time series from CSV

CSV that can be parsed as regexp

There are simple cases when CSV don’t have strings embedded and are litteraly comma separated integers/floats.

In this case, CSV can be parsed as a regexp and it’s all the more convenient when the CSV has no title.

Here is an example using the CSV coming from the CSV generated by trollometre

A line is made off a timestamp followed by various (int) counters.

Tip

For the sake of ease of use I hacked the date_pattern format to accept “%s” as a timestamp (while it’s normally only valid strptime formater)

from archery import mdict
from yahi import notch, shoot
from json import dump
import re


context=notch(
    off="user_agent,geo_ip",
    log_format="custom",
    output_format="json",
    date_pattern="%s",
    log_pattern="""^(?P<datetime>[^,]+),
    (?P<nb_fr>[^,]+),
    (?P<nb_total>[^,]+),?.*
    $""")

date_formater= lambda dt :"%s-%s-%s" % ( dt.year, dt.month, dt.day)
res= shoot(
        context,
        lambda data: mdict({
            "date_fr" :
                mdict({ date_formater(data["_datetime"]) : 
                    int(data["nb_fr"]) }),
            "hour_fr" : 
                mdict({ "%02d" % data["_datetime"].hour : 
                    int(data["nb_fr"]) }),
            "date_all" : 
                mdict({ date_formater(data["_datetime"]) : 
                    int(data["nb_total"]) }),
            "hour_all" : 
                mdict({ "%02d" % data["_datetime"].hour : 
                    int(data["nb_total"]) }),
            "total" : 1
        })
    )
dump(res,open("data.js","w"),  indent=4)

Then, all that remains to do is

python test.py < ~/trollometre.csv && yahi_all_in_one_maker && firefox aio.html

You click on time series and can see the either the chronological time serie

_images/csv_1.png

Or the profile by hour

Raw approach with csv.DictReader

Let’s take the use case where my job insurance sent me the data of all the 10000 jobless persons in my vicinity consisting for each line of :

opaque id,civility,firstname, lastname, email,email of the counseler following the job less person

For this CSV, I have the title as the first line, and have strings that may countain “,”, hence the regexp approach is strongly ill advised.

What we want here is 2 histograms :

  • the frequency of the firstname (that does not violates RGPD) and that I can share,
  • how much each adviser is counseling.

Here is the code

from csv import DictReader
from json import dump
from archery import mdict

res=mdict()
with open("/home/jul/Téléchargements/GEMESCAPEG.csv") as f:
    for l in DictReader(f):
        res+=mdict(by_ref = mdict({l["Referent"]: 1}), by_prenom=mdict({l["Prenom"]:1}))

dump(res, open("data.js", "w"), indent=4)

Then, all that remains to do is

yahi_all_in_one_maker && firefox aio.html

And here we can see that each counseler is following on average ~250 jobless persons.

And the frequency of the firstname

Which correlated with the demographic of the firstname as included here below tends to prove that the older you are the less likeky you are to be jobless.

I am not saying ageism, the data are doing it for me.

The true cost and code of parsing the integrality of (french speaking) bluesky ATPROTO in python

I was reading this news on ycombinator and was flabbergastered by the affirmation of people regarding the cost and complexity of parsing the integrality of bluesky.
>I suspect that the cost of running AT proto servers/relays is prohibitive for smaller players compared to a Mastadon server selectively syndicating with a few peers, but I say this with only a vague understanding of the internals of both of these ecosystems.
NB the news is about contradicting this assertion in terms I don't understand.

Well suspecting is nice, but what about reality ?

I actually run from my family outdated PC a full scan in realtime of bluesky with some python code. And then later :
- AppViews are actual "application backends". Bluesky operates the bsky.app appview, i.e. what people know as the Bluesky app. Importantly, in ATProto, there is no reason for everyone to run their own AppView. You can run one (and it costs about $300/mo to run a Bluesky AppView ingesting all data currently on the network in real time if you want to do that).


Ok, I run without extra costs other than electricity and my everyday life FTTH (common in social housing) my bot.

It actually takes :
  • 25% of CPU
  • less than a third of the domestic bandwidth
  • on a bi proc core i3 with multithreading disactivated
  • on a standard mint distribution
  • using 640Mb of memory

I may not be smart, but the bot actually runs, so without being a specialist, I can assure you not being the sharpest knife in the drawer, you can also do your own atproto bot at home without investing 300$/mo, and in python.

So here is my feedback on making a bot in python that can scan the whole bluesky (sort of) and how much volumetry it is, and actual code and hints to do it.



Volumetry

My bot @trollometre.bsky.social in order to see the most reposted skeets of bluesky in french I must inspect them all with a rate limit of 10 request per seconds.
But scanning the firehose is free. The rate limiting applies on requests such as get_post that I use intensively.
If you look at the volumetry per events of bluesky available here you will notice that posts events are fairly few compared to the totality (like events being the most common) :

With 10 events per seconds of free rate limiting with 50 posts per seconds, it seems scanning the whole bluesky will be tough. (Spoiler alert if you want a fair sampling I will hint on how I experimentally achieved it).

Posts events coming from the firehose are complete and they have a langs field. Hopefully for scanning each posts in french and doing a rate limited scan I have far fewer events per second : 2-3% of the mass, less than 1 post per second. Hence, my bot rely heavily on posts.

Spam and blocked ? What are these ?

Around 10% of the traffic of actively posting every day are showing their piece of flesh that are symptomatic of them being mammals and if not blocked represent two third of the most posted traffic.

For you it maybe ok, for me who is not very found of these if diminishes the signal/noise ratio of what 90% of users wish to convey thus, I decided to block them.

Also, active users representing ~25% traffic of the community in the reminder of the french speaking community (664) may not have been favorably impressed by the initial wording of my bot and its name.

Well, it cannot be helped. I always had terrible taste for naming my projects.

By using the tagging of bluesky as porn and building a blacklist out of it I consolidated a 95% efficiency filter. As my detector tend to show, I converge towards a full list.


Let's talk about coding



Resources



First you don't dive into code without resources. Normaly I shoud direct you towards the official one but ... I hardly can read it.

I did most of the bot by doing frankencode : copy pasting from the python API example.

Then I discovered, having access to the API is quite nice, and I think the source code of the client is clear.



Scanning randomly the whole bluesky without burning your rate limit



I made a mistake at the beginning by taking a non multi worker example of the firehose, and achieved serendipity : by having the event loop and the worker without multiprocessing you starve your workers and seem (must be reproduced to be sure) to actually let you starve your worker under the rate limit.

Websockets ?



I tried the websocket firehose but either I did something wrong or it is unreliable.

The code (insufficiently documented and non PEP8 compliant)

Especially the part on how to run the moving parts.

The database structure is pretty thin : it has one table.

The main part of the code is here : trollometre.py

It is a classical (according to the example) multiprocessing architecture.
Let's tacke some features :

a webscoket interface to administer the HAM/SPAM classification



The main code embed a websocket server and there is an html page as a client.

This web page has code actions for each posts published that are HAM (to tag as a normal content), SPAM (to tag as spam), and (POST).
In order to work you need the flask backend to run.

The learn stuff



Natural language processing is fun, so I added a spam detection as a last line of defense that is built with learn.py.

Score setting



I decided to aim at a pretty constant number of posts per day, the heart of the score setter is an independent process that is here.

Plotting



Once the rrd archive created, nothing beats a perl one liner in a perl one liner to transform the data in the CSV into a proper rrd graph.

Conclusion



I am always feeling an impostor because I cannot speak as loudly and vehemently with technical words as people on ycombinator or losters do.

I write « toy code », that I can show, with graph of it actually RUNNING in my dining room.

And from the experience of my toy code under a free software licence that actually works since 2 months on a random PC that is not fancy, I think YOU can probably give a try at atproto/Bluesky API.

I would pretty much advise to throw my code and starts from the example of MarshalX.

Ma relation compliquée avec mon bot bluesky

Chronique publiée ici

Je me lève, vais faire le café, allume l'ordi, me logue, lance le bot -celui dont j'ai parlé ici-, ouvre ma messagerie pour voir les dernières offres d'emploi, et me connecte sur bluesky pour avoir ma première dose de sérotonine en regardant le résultat.

Le moins que je puisse dire, c'est que j'ai une relation compliqué avec ma créature.

J'aime, j'aime pas

Le sentiment après 3 semaines à le faire tourner est mitigé ; lui et moi vivons deux vies distinctes, et je vis dans son ombre.

Depuis 2 jours, ce sacripan a -comme je l'avais prévu et ce qui faisait rire certains- plus d'abonnés que le mézigue, et c'est bizarre.

Est-ce que je suis jaloux d'être que lui vienne de dépasser les 100 abonnés aussi facilement alors que j'ai lutté à en avoir 100, et que les likes pleuvent sur lui, comme la pluie qui nous a manqué cet été ?

Oui.

D'ailleurs, de temps en temps, pour combler mon manque de sérotonine, je me connecte à son compte pour voir la pluie de notifications positives et me shooter de son succès par procuration. Et je me dis du fond de ma turne blafarde, que j'ai un peu réussi quelque chose.

Je ne suis pas qu'un loser du libre.

Ce qui me fait poser la question -étant donné que le bot est sous licence libre avec son github- ce qui me motive à faire du logiciel libre.

La gloire, oui, mais ai-je la gloire dont je rêvais avec ce bot ?

Et pourquoi je lance le script tous les matins, comme un esclave du bot ?

Well, cette partie est simple, j'ai plus la tune pour l'auto-hébergement : j'ai plus le budget et j'ai pas la place pour un PC (ou autre) ultra silencieux, donc, ce bot pour vivre, nécessite qu'un obscur quidam le lance tous les matins.

D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai conçu un bot et non un générateur de flux qui nécessite un serveur.

Le problème c'est moi : j'aime ce bot.

Pas d'un amour fou, je lui vois beaucoup de défaut, et son algo me colle le creep (les fois).

Mais, dans un monde de doomscroll (fil infini du désespoir), où les médias sont remplis de mauvaises nouvelles parce que les éditeurs appartiennent à des milliardaires qui ont pas forcément envie qu'on lise autre chose que leur point de vue, ça fait du bien de voir des nouvelles qui changent de CNEWs.

En servant de caisse de résonance sur bluesky, il permet de voir un résal social qui est plus concerné par l'autre, positif…

Je vais être honnête : mon bot me fait du bien, égoïstement, c'est pour ça que je le fais vivre.

Je ne suis pas le seul d'ailleurs, ce qui explique que tous les jours je le vois en phase d'acquisition de compte à une vitesse qui me dépasse.

Il est même bloqué par une liste anti-facho. Lol. Ce qui me fait dire qu'il y a des gens qui comprennent pas comment marche le protocole : ça n'empêche pas le bot de reposter, et les posts ne seront pas bloqués pour les abonnés du bot si ils ne sont pas dans la liste.

Yep, mon bot est un mini-phénomène avec des comptes influents qui parfois le conseille. Pendant que moi, le créateur reste dans son ombre.

Vi, ça m'arrive de l'impersonnifier pour dire que je suis au chomedu et que je serais bien content qu'on m'embauche, mais la gloire, il ne la partage pas.

Je me sens que l'obscur développeur libre dans un bloc de dépendance.

obscur développeur libre

C'est étrange cette discrépance.

La propagande par le fait, je suis spécialiste des algos de résal social

Cette aventure a ceci de paradoxale, c'est que voyant des spécialiste des algos de réseaux sociaux recommander mon bot, je me dis, wesh, « t'es devenu spécialiste des algos de réseau social vu que t'en fait un qui a son succès (qu'il ne partage pas). »

Et bien, vu que je comprends rien à ce que je fais, je sais que je ne sais rien.

Du moins si, je sais que mon bot est condamné à mourir et que mon algo est vicieux.

C'est 80% du temps une boucle d'amplification de ce qui a du succès, rendant plus fameux ce qui est fameux déjà, et invisibilisant ceux qui ne commencent pas déjà avec un capital de « fame » (gloire) comme … mon compte personnel. Mon bot a ceci de différent qui lui a accordé son succès c'est qu'il dit ce que les gens ont envie d'entendre, c'est un effet Hans le Malin : la foule prend pour intelligent ce qui l'excite.

Je suis même convaincu que le fait que ce soit écrit [BOT] dans ses messages aide à rassurer les gens sur un aspect objectif.

Dans le cas de bluesky -temporairement- je qualifierais ce que je ressens de boucle vertueuse : ça fait du bien de voir un réseau social où les sujets ne sont pas de l'égoïsme forcené d'intérêts particuliers (à mon goût).

Mais, je suis le premier à voir comment fausser l'algo de ce bot : il suffit de faire des bots qui « plussent », citent, répondent en masse. D'ailleurs, il y a un compte qui fait ça qui est déjà dans ma ligne anti-spam.

Ce n'est qu'une question de temps pour que ça émerge et je n'ai pas les compétences pour faire un système de défense. Dans la course aux armes entre défense et attaques, je suis simplement capable de voir comment influencer mon bot, et je vois que c'est aisé. Par contre, je ne vois pas comment lutter contre.

Donc, je sais qu'un jour, cette histoire entre moi et mon bot va se terminer inévitablement par un enterrement de première classe avec fanfare et trompette.

Résolvant ainsi, par le décès clinique, ma névrose à vivre comme le créateur dans l'ombre de sa créature.

Mais, la vie n'est pas une fonction d'état, mais une fonction de chemin, et sur le chemin j'aurais vécu une expérience amusante.

Pourquoi écrire un journal dans linuxfr qui parle de logiciel libre ?

Pour partager une expérience pas si courante de l'obscur dév libre accroché à son hobby comme une moule à sa tribune qui trouve que l'on parle beaucoup trop (par amplification des algo de réseaux sociaux) des « glorieux », pas assez des tricards de la gloire du libre.

Je suis tricard de la gloire, et pourtant je continue, car ça m'apporte des aventures pas si commune.

Jésus le petit père du communisme

Lors de mon expérience psychodélique, la douleur m'empêchant parfois de coder, je faisais des tunnels sur internet.
Et un de ses tunnels consistait à rechercher les origines de l'anarcho communisme évident des communautés amishs. C'est ainsi que j'ai lu sous morphine les textes wikipedia sur le sujet et que je suis tombé sur la figure pas banale et les écrits qui m'ont paru complètement irréels de Thomas Müntzer.
Grosso modo, ça paraissait tellement extrême que j'ai cru que j'avais déliré.
Et c'est pour ça que pour en avoir le cœur net, j'ai lu le compte rendu (source secondaire) que fait Engels de la guerre des paysans allemands dont Müntzer était une figure centrale.
Et même si les Marxistes appellent le mouvement des paysans allemands « proto communiste », j'ai bien envie de dire que c'est plutôt le Marxisme qui est néo-communiste et que prétendant s'inspirer des communistes originels en est une contradiction.

Les thèses de Müntzer



La Réforme ... radicale



Si Luther et lui s'entendent sur le fait que le clergé n'a pas sa place dans la relation des ouailles avec leur seigneur, on a un rapport différent à la Bible (que Luther a traduit en Allemand, en altérant au passage quelques sens qui lui semblait trop radicaux).

Münzer que j'appelerais Thomas car ça me gave de taper les trémas dans son nom de famille était bien vénère contre la Religion établie, son livre inclus.
Je vais la faire lentement. Là où Luther prône la Bible (les évangiles surtout) et la Bible uniquement, Thomas considérait que la Foi était un évènement lié au vécu qui amenait l'éveil. Quelque chose guidé par la Raison, fortement personnel. Et que l'esprit, s'opposant à la Lettre, nul livre ne pouvait être convenir à tous bien que la Foi soit universel. En un mot comme en cent, il proposait de se passer de la Bible, voir de la ré-écrire.

On trouve aussi en commun chez lui et Luther, le fait d'être anti-clérical, Thomas allant jusqu'à appeler le clergé « les marchands du temple » (mais pas qu'eux).

À la différence de Luther, Thomas était d'extraction pauvre et lui et Luther s'opposait autant sur leur vision de leur réforme, que surtout le parti pris de leurs classes sociales qu'ils incarnaient.
Dans de violentes diatribes, les deux gadjo se sont même écharpés, l'un traitant de l'autre de suceur de boule du pouvoir car il appelait à la non violence et au respect des princes, et l'autre de radical fanatisés car il appelait à l'apocalypse sur terre pour les riches.

Petite parenthèse, l'apocalypse devait être un peu expurgée pendant les prêches catholiques car apparemment la traduction en allemand, même caviardée de Luther, fit forte impression sur la masse, qui sembla comprendre que la Bible ne condamnait pas la violence. Et Thomas, en bon théologue de rappeler que Jésus dit qu'il est l'épée, l'épée qui protège le pauvre.

Là aussi où Luther et Müntzer s'opposaient radicalement, c'était sur la séparation des pouvoirs religieux et politiques : pour Luther ce qui était juste dans les textes religieux ne devait pas forcément se refléter dans la vie temporelle (ou séculaire, je ne sais jamais, mais la vie sur terre), alors que pour Thomas c'était une évidence que ce qui était juste de par la Foi, devait l'être aussi dans la vie de tous les jours, comme par exemple l'abolition de l'esclavagisme (servage).
Je cite Engels :
D'après la Bible aucun chrétien n'aurait le droit de garder exclusivement pour lui quelque propriété que ce soit ; la communauté des biens serait le seul état approprié pour une société de chrétiens ; il ne serait permis à aucun bon chrétien d'exercer sur d'autres chrétiens une domination ou un pouvoir de commandement quelconque, ni de posséder une fonction de gouvernement ou un pouvoir héréditaire quelconque, mais au contraire, tout comme tous les hommes sont égaux devant Dieu, ils devraient l'être aussi sur terre. Ces doctrines n'étaient rien d'autre que les conclusions logiques de la Bible et de propos écrits de Luther

Tout en commun



Cette référence à l'acte des apôtres décrit notamment ce que sont sensées être la forme primitive du christianisme basée sur les Koinonia, une fraternité entre les chrétiens qui s'aident les uns les autres.
En ceci, là où pour Luther on parle de Réforme au sens de réformer le lien entre les religieux et leurs fidèles avec un accent sur la disparition d'un clergé hiérarchisé, pour Thomas on peut parler de re-former le christianisme vers une forme primitive idéalisé où comme il est évoqué dans l'acte des apôtres : Omnia Communia Sunt. Tout en commun, qui sera le cri de guerre de certaines bandes pendant la guerre des paysans.
Et pour Müntzer, ça signifie notamment l'abolition d'une bonne partie de la propriété privée : celle sur les humains, l'eau, le gibier, les forêts, les terres ... Bref, la fin de la propriété privée.

Le mec parle de jeter/se méfier du livre, n'empêche qu'il s'appuie beaucoup dessus.

À grosse maille, je vous ai présenté le gars, maintenant parlon de ce qui me chauffe un peu : la lecture Marxiste.

La lecture Marxiste de la guerre des paysans



J'ai tenté de trouver une autre source qu'Engels, mais trouver des textes en français dans le domaine public est une gageure. Et la source primaire d'Engels est malheureusement disponible certes en Allemand, ce qui est déjà un peu chaud, mais surtout en fonte gothique qui est pour moi totalement illisible.

Ich habe probieren das Buch zu lesen. Aber daß wahr zu schwerieg

Donc, par acquis de conscience, j'ai quand même lu la thèse d'un Turc (Emre Taşkiran)(oui, pourquoi pas) pour m'assurer que j'avais pas halluciné encore une fois, mais cette fois sans morphine. Et non.
Le Marxisme repompe sans vergogne sur le mouvement des paysans allemand pour faire son analyse communiste de l'Histoire, les paysans allemands y sont qualifiés de proto-communistes.

Donc, Jésus est bien le petit père du communisme. Et (gros doute) Müntzer y est même présenté comme l'inspirateur de la Révolution Française.

Alors, je veux bien tout, mais faut pas pousser mémé dans les orties : si je trouve pas de texte en 2025 dans le domaine publique qui parlent de Thomas, je vois pas comment il aurait inspiré les révolutionnaires français.
Je dis ça, car les marxistes semblent faire de Thomas la figure du révolutionnaire, qui lève les foules avec ses petites mains, organisent des réseaux, parcourt le pays en clando, et tout.

Je trouve que c'est faire de notre certes très important thomas une figure quasi anté-christique de la Révolution. Certes Engels nomme des tas d'aures personnages (dont un joueur de tambourin), mais celui qui prend la lumière, c'est Thomas.

Et aussi, un truc qui m'a gêné, c'est l'opposition entre le gentil prolétaire des villes, et le paysan allemand qui échoue car il est stupide, borné, lâche. Engels, je veux pas dire, mais ton analyse communiste sent le mépris de classe.

Soyons honnête, même si j'ai été sur le cul de pas mal de chose du père Thomas, il dit des trucs sur les juifs, t'as limite l'impression qu'il est antisémite. Mais bon, on va dire après quelques recherches sur le sort des juifs pendant la guerre des paysans qu'il y avait un contexte d'époque compliqués et que ça a pas tourné (trop) en pogrom.

Les marxistes sont ils des communistes ou des néo-communistes ?



Alors, néo c'est pour se la péter en grec en dire « nouveau », comme « proto » veut dire « premier ».
Et quand je dis néo-communiste, je sous entend assez clairement, que le communisme est celui des chrétiens, et que le truc à Marx, et ben c'est peu un truc qui a le même nom mais qui rentre en contradiction avec le premier.

Vous voyez, comme les libéraux qui sont pour l'abolition des privilèges en 1789 et les néo libéraux de 1989 qui défendent l'existence des privilèges.

Vous remarquerez que l'abolition des privilèges fait parti du programme de ceux que j'appelle donc les communistes.

Et comme je vais le développer, les marxistes sont des néo-communistes.

Les marxistes ont ils tort à mes yeux de vouloir rendre athée le communisme ?



Mon rapport à la Réforme se résume avec les discussions à bâtons rompues que j'ai eue avec des grands mères bienveillantes au centre protestant de rencontre, et ma propre grand mère (qui avait arrêtée d'aller au temple depuis belle lurette) dont je croyais l'interprétation de la bible assez osée mais en fait, totalement en recouvrement de celle de Thomas. Par exemple, pour elle Jésus était un humain, fils de l'Homme sans coté sacré qui disait des trucs sympas, et qu'il rachetait les pêchés d'un Dieu borné, violent qui soutenait une société patriarcale faîtes de vieux monsieurs qui pillaient, violaient, volaient ...

Par contre, le temple et les pasteurs c'est pour moi une autre paire de manche : la porte du temple est trop étroite pour moi, et les pasteurs m'ont fait quitter les scouts dès que j'y ai été exposé tellement ils me collaient le creep.

Donc autant j'ai de la sympathie pour l'anti-cléricalisme et anti-sacralisme protestant, autant, la religion ça m'a toujours rebutée. Et je dois admettre que je suis parti sur les traces de Müntzer car je cherche TOUJOURS la justification politique ATHÉE à l'organisation des Ordnung amish ainsi que la raison de leur rapport à la technologie qui m'intéresse.

Je suis à 100% pour athé-iser le communisme. Comme Marx et Engels l'étaient.

Par contre, est-ce possible ?

N'y-a-t'il pas un corps axiomatique de croyances comme tout le monde se vaut, l'homme peut se réformer si on l'éduque, le refus d'être dirigé qui fondent le communisme ?

Si ce n'est être religieux que d'avoir des croyances, alors je veux bien qu'on me colle une fessée en place publique.

Enfin, moi, je prétends pas écrire une version athée du communisme alors vous me pardonnerez si j'ai pas la réponse à cette question.

Et, je ne peux m'empêcher de voir dans le marxisme une lecture quasi religieuse de la guerre des paysans, où les acteurs ne peuvent échapper à leur destin, la classe sociale de bourgeois, patriarques, princes, nobles, soldats dont ils sont issus. Comme si le marxisme nous réinventait la pré-destination et refusait la capacité des hommes à changer par l'éducation.

Ce qui est un peu fort de café pour un mouvement qui se veut changer le monde par l'éduction ... du peuple par les éduqués.

Parce qu'aussi bien à l'époque que maintenant, de par sa lourdeur et son vocabulaire, le marxisme s'adresse difficillement au peuple.

Tu veux parler au peuple, et que le peuple parle de ton livre, use et abuse comme dans la bible des métaphores.

Nan, le marxisme est axiomatique hyper verbeux, t'obligeant à bien maîtriser des mots de vocabulaire, typiquement, comme des curetons.

Le néo-communisme marxisme en plus de diviser les gens en catégories pré-destinées contraire à la croyance des réformés radicaux (les cocos donc) nous réintroduit de fait un clergé.

Clergé dont on voit bien la survivance car qui à part les universitaires -l'élite éduquée qui maîtrise les mots- causent de Marx ?
Oui, j'ai connu des gamins de 16 ans à qui le daron refilait le Capital pour son annif. Mais ils se comptaient sur les doigts d'une main. Si je cherche des écrits sur Marx, je vais pas les trouver sur facebook écrits en langage SMS, mais plus dans la bouche d'un gonze qui cause dans la vraie vie comme une IA.

Parce que le communisme même basé sur la croyance est radicalement anti-clérical, il me semble que le néo-communisme en est un contresens.

L'Histoire des grands Hommes



Si il y a une chose qui est ambivalente dans le texte d'Engels, c'est que c'est à la fois une histoire populaire où il tente de rendre la diversité des profils, mais aussi, beaucoup trop centrée sur Thomas.

Alors, soyons honnête, j'avais ouvert le livre en espérant qu'il parle plus de l'ami Thomas qui mériterait un film.
Mais en même temps, qu'il fait une fresque assez sympa et épique de tout les acteurs, il fait comme si la Révolution/Guerre des paysans avaient été sur les épaules de quelques hommes tout en énumérant les nombreuses figures qui l'ont composé.

C'est déroutant.

À la fin, sa conclusion sur l'Art de la Révolution pèse quand même bien sur les épaules de Thomas, alors qu'il est pourtant bien suggéré qu'il y a des influences de communautés.

Je sais pas si je parle bien. On a presque pour la première fois de ma vie à lire des trucs d'histoire un livre d'Histoire populaire, où pour une fois LE PEUPLE a un rôle, et il n'est plus la marionnette de ses princes/dirigeants. C'est limite kiffant, et boum, vlà t'y pas que Thomas est limite érigé en figure de prince des pauvres dans le dernier chapitre.

Moi, j'ai envie de dire presque bravo à Engels (Zimmermann restant la source primaire qui a sûrement largement inspiré ce condensé et que bordel, j'aimerais pouvoir lire), pour cet acte manqué.

Là encore, ça me hérisse contre Marx et Engels. Comme un contresens dans l'analyse.

Analyse et économie de salive



En science, on appelle analyser une formule, la réduire à son expression la plus simple possible.

On voit chez les communistes l'émergence de 12 principes, qui sont finalement assez simples et adaptés à leur époque. Dont le fameux « tout en commun ».

Vu que j'ai été repris sur internet, il faut que le dise : Marx ne se veut pas l'inventeur du communisme, seulement quelqu'un qui apporte une analyse historique ... dont la clé de voûte (spoileur) est la lutte des classes.

Seulement, son analyse me hérisse, je trouve qu'elle est pas la plus simple possible.
On me souffle que le truc que Marx a apporté c'est pas l'analyse communiste de l'histoire, mais le Matérialisme historique. Si vous voulez, mais c'est kif kif, car à la fin, il voit l'exploitation arriver avec le capitalisme et sa contrepartie le prolétariat.

Mais en moins de salive, inspiré par la grande peste d'Athènes, Aristophanes nous décrit une société dont la domination par le pognon a pété à cause d'un deus ex machina (qui était un virus) et expose sans avoir besoin du capitalisme l'exploitation par le salariat (comme alternative moins chère à l'esclavagisme).

Et je trouve Ploutos, surtout quand Pénia (la déesse de la pauvreté se moque des riches) bien plus éclairante.

Sa tirade fait quoi, une scène comique et elle démontre que le pauvre (le travailleur assidu qui ne peut épargner) et non le miséreux (celui que le manque abime) est la clé de voûte de la richesse de ceux qui exploite par le salariat.

T'as juste besoin du salariat selon Pénia pour créer les conditions d'exploitation. Pas besoin de capitalisme, de libéralisme, de bolchévisme ... juste de pauvres et de salaires.

Et ça c'est de l'analyse. Tu sais que si tu veux éviter l'exploitation il faut abolir le salariat. Alors qu'avec le Marxisme, la réponse à comment abolir l'exploitation est bien plus compliquée et nécessite des forces historiques largement plus compliquées.

Quelle analyse devrait primer ? Celle qui demande le moins de moyens pour résoudre le problème qu'elle expose, telle est mon opinion. Donc, là encore, je suis pas fan de Marx.

Est-ce que le communisme est une solution à nos problèmes ?



J'ai envie de me mettre dans la peau de Müntzer pour répondre à cette question : non.

Notre époque, nos populations sont pareille à un homme qui voit la Foi. Ses circonstances diffèrent des autres, et en ceci, c'est l'esprit qui importe plus que la lettre.

On ne peut pas imaginer un Livre aussi sacré ou bien pensé/construit répondre aux problèmes de tous de manière univoque. Surtout pas avec un putain de clergé pour t'expliquer comment bien l'interpréter.

Le Livre est à écrire, même si on peut s'inspirer de l'ancien dans les solutions qu'il a apporté, et parce que l'on apprend plus de nos erreurs que de nos réussites, dans les échecs qu'il a essuyé.

Le Livre sur un communisme moderne athée, sans différences croissantes de classes, dont une qui crame la planète n'est pas dans les écrits de Marx, ni ceux de Müntzer : il est à écrire, non par moi ou par vous, mais collaborativement, entre personne qui partagent des croyances positives, et savent « shunner » (terme amish décrivant le fait de tourner le dos les membres non collaboratifs de la communauté aka troll caving) les oppositions.

Tu fais pas la guerre des paysans en invitant le prince de Machiavel à ta table.

Tu construis un truc modeste basé comme dirait Thomas sur la Raison entre potes constructif et tu regardes rationnellement si ça marche.

Faut-il des communautés anarcho communiste agraires ? Nomades ? D'artisans ? Peuvent-elles coopérer ?

Qu'est-ce que j'en sais ?

Je suis déjà infoutu de bien fonctionner en tant qu'adulte, et j'ai aucune autre expérience réussie que le scoutisme de vie en communauté que je dirais comme presque satisfaisante jusqu'au jour où on te colle un pasteur dans les pates et que j'ai claqué la porte.