J'ai vaincu l'alcool : je le fais.
Ma première rencontre avec l'alcool fût à l'armée. Ma deuxième avec l'informatique.
Au début, je ne comprenais pas. 25 ans plus tard je comprends mieux.
La chose la plus terrible avec l'alcool c'est quand vous ne pouvez pas le contrôler. Alors, bêtement vous tentez de le contrôler, et vous êtes prêts à tout pour le virer, mais plus vous tentez de le contrôler plus ça vous rend misérable, moins vous tentez de le contrôler plus il vous rend misérable ... notamment au niveau des boyaux.
Quand j'étais jeune je faisais beaucoup de sports, et il semble que les anciens sportifs ont plus de tendance aux addictions. J'ai heureusement commencé le shit tard, à 38 ans (et arrêté depuis que j'ai quitté le pays). J'ai jamais suivi les ordonnances des médecins pour les médocs sauf pour les antibiotiques, les vaccins et parfois les anti douleurs/inflammatoire quand j'avais trop mal.
Je préfère me rouler en boule limiter ma respiration et mes battements cardiaques et être misérable pendant une journée que prendre de la ventoline. Je suis comme ça.
L'alcool et malheureusement le tabac sont deux des drogues les plus dures que je connaisse.
Comment arrêter?
Ce qui marche pour chacun d'entre nous est LA bonne méthode. Ceci est la mienne qui ne marche qu'avec moi. Désolé pour ceux qui espèreraient que ça marche pour eux.
Disons que je ne crois en rien, ni personne, et que ça m'aide à m'utiliser comme un laboratoire.
De plus le sport pratiqué à un jeune âge aide, et si vous n'avez pas ce bagage je pense que vous pouvez abandonner de lire la suite.
Qu'est ce que le sport m'a apporté? Une seule chose: avoir confiance dans mon corps et mon esprit et parfois les laisser faire spontanément. J'ai pris des gnons, je me suis fait cassé des os, je suis tombé dans les pommes, je suis tombé dans le coma (on appelle ça un KO), j'ai poussé mon corps à ses limites au point de générer suffisamment d'endorphines pour assommer un cheval et j'ai aimé ça.
Le sport vous apprend à gérer les drogues et à ne pas craindre la perte de contrôle. Il vous apprend aussi que la drogue vous détruit. Faire du sport abîme, et soigne. L'excès en toute chose est mauvais.
Le sport est une belle saloperie. C'est pour ça que je fais du vélo de manière non compétitive, juste pour le plaisir de rouler à 50 à l'heure en ville et dépasser les voitures et me faire arrêter par la maréchaussée qui me regarde sans mon casque de manière dubitative.
Mon premier point est : connais toi toi même. La devise d'Appolon. C'est pas mon dieu préféré, mais que voulez vous, on choisit pas toujours le dieu qui nous aide, et toute aide est bonne à prendre.
C'est comme pour la bouffe. Je ne fais aucun régime et mon poids est le même que quand j'avais 20 ans: 69kg pour 1m82. Je suis un poids mi moyen, et je peux toujours faire 150km en une journée de vélo même avec une bronchite aigüe pognée au boulot en plein été et je graille comme un animal. N'importe comment.
Ce que je vais vous raconter ce n'est pas comment j'ai consciemment décroché de l'alcool, c'est comment mon corps fait à chaque fois pour s'en débarrasser et comment "le je conscient" l'interprète.
Oui, en fait c'est pas la première fois que je décroche. Et je m'étais jamais posé la question de comment. Comment se fait ce que cela marche sans rien faire pour moi?
En fait, j'ai découvert que la vraie question était comment j'en viens à être accroc dans ma vie.
L'armée, travailler dans l'informatique, l'université en banlieue, quand j'ai été ruiné par les connasses de grosses boîtes françaises quels sont les facteurs communs?
Premièrement, des environnements malsains où l'on vous colle beaucoup de responsabilités sur des choses où vous n'avez pas de contrôle : ça s'appelle le stress.
Ensuite, un pouvoir d'achat élevé et un entourage où tout le monde est quasiment plus alcoolique que vous.
Mes premières barrettes de teush, les premières fois où j'ai vu de la coke, du MDMA, des acides, c'était pendant des soirées avec mes collègues en informatique dans une web agency connue.
Mon secret c'est que je suis une tête de mule comme mon creusois de grand père qui a fuit le STO pendant la guerre parce que ça le faisait chier. Il a volé un vélo, dormi dans les meules de foin pour rejoindre sa famille à 200km de là, oublié la faim et l'incomfort, la loi, et il s'est fait engueulé par ma grand mère pour avoir perdu son alliance en même temps que 10 kilos. Il a pas moufté.
Mon secret, c'est que je suis allergique à être emmerdé et que la hiérarchie peut aller se faire cuire un œuf quand elle tente de me pressurer comme un citron. C'est épidermique chez moi. Puis j'aimais mon grand père comme un modèle.
Je vois les autres. Dans des boîtes soit disant cools, grosses et petites, pour mes anciens collègues qui n'ont "pas de problèmes d'alcool" ils ont un secret : ils comptent leurs pintes à 6% comme des verres à 3%. et ils mentent. Ils sont alcooliques.
Je constate aussi que les alcooliques dépendant aiment se mentir à eux même et pressent l'entourage pour être eux aussi alcooliques. Ca les aides à ne pas se sentir marginalisé. Mon expérience est que l'alcoolisme est grégaire. Faut dire qu'ils sont bien ostracisés. Les gens éduqués se mentent de manière éduquée. C'est pour ça que je refuse les A.A.. Je tombe en suivant la meute, je ne me soignerais pas en suivant la meute. La meute est mon ennemie.
Merci Pasteur, merci l'époque victorienne hygiéniste, les puritains américains pour largement mélanger des études aux airs scientifiques avec la morale publique. L'alcoolique est un malade qui est un danger pour l'ordre et la salubrité publique. Un individu incapable de contrôle sur lui, sans discipline qui menace l'ordre publique. L'alcoolisme rend misérable, l'alcoolique est une maladie contagieuse. Il rend l'homme animal.
Bref, l'alcoolique est un mauvais soldat. Mais un mauvais soldat est-il un mauvais humain? Les autorités ont-elles vraiment toujours raison?
Je suis fourbe. Ca m'a beaucoup aidé. Quand a une époque je trouvais que 6 pintes tous les soirs ça faisait beaucoup trop pour moi pour suivre l'enchaînement des tournées, je prenais les commandes, et demandait aux barmen de remplacer ma pinte par un panaché bien blanchi. Ici, je n'ai plus de panaché, j'ai les bières session. Je suis l'homme aux cent ruses.
La tournée des grands ducs. Tradition de socialisation française consistant à faire le tour des rues de la soif, un bar après l'autre à travers la ville en prenant un godet dans chaque rad tout en râlant sur tout ce qui ne va pas.
J'ai même eu pris des godets au bar tabac de la rue des martyrs (le proprio avait changé depuis la chanson).
Alcoolique oui, Anonyme non! Râler au bar du commerce est un début de prise de conscience. J'encourage les gens à râler comme un maudit français. Savoir qu'on est alcoolique est un bon début.
Comment arrêter l'alcool? La sagesse populaire est que ce soit en s'éloignant. J'ai fait le contraire. Je le produis. Mais je suis tellement amoureux de mon alcool que je suis incapable d'attendre sa maturation. Je suis devenu accroc à la levure.
J'ai juste évité mes anciens collègues pendant 2 mois. J'ai évité de socialiser. Je me suis mis en retraite et je me suis laissé du temps. J'ai décidé de me foutre de tout et de laisser le stress partir par la fenêtre avec le pognon que je me suis fait volé.
Mon expérience est que je suis trop sensible. Mais j'aime ça.
J'aime en avoir quelque chose à foutre des autres. Je me sens vivant. Même si je souffre pour les autres plus que de raisons.
Faire des applications de surveillance buguées utiliser pour virer des travailleurs dans des calls centers ça te fout un coup au moral surtout basé des métriques foireuses. Surtout quand tu fais ça avec des collègues portant haut l'étendard des valeurs morales de la libertés liées aux outils informatiques.
Je ne suis pas un hypocrite, je sais ce que je fais pour gagner ma croûte: j'aide à vous surveiller. J'aide à pousser des applications buguées par manque de professionnalisme dans des délais intenables sous pression des ventes qui résultent dans vos frustrations, la perte de vos mots de passe, votre surveillance, la perte de vos photos, documents, musique et accessoirement la manipulation et la censure des idées. Mais on prétend le contraire.
Je fais ça avec du logiciel libre. Du logiciel avec des morceaux de vertus magiques sensées vous protéger des méchants. Mais en fait, je suis avec tous mes anciens amis devenu le méchant. L'alcool comme toutes les autres drogues sont cools comme des béquilles. Elles m'ont permis de supporter ça. De court circuiter ma conscience. D'être le temps que je suis intoxiqué servile. Malheureusement, mon corps déteste se sentir mal. L'alcool à des effets de bords que je déteste: boyaux dérangés, essouflement lié à la prise de poids... et ça me fait chier. Mon corps d'ancien sportif râle. Il renâcle à boire... il prend sérieusement le signal de lendemain de cuite. Il est OK pour un peu d'alcool, et il l'aime comme il aime l'endorphine. Mais comme un drogué ultime, il veut pouvoir avoir sa prochaine dose. Il est le toxo ultime. Il reste tapi au fond de ma conscience refusant que je l'empêche de disparaître. L'animal tapi en moi reste là. Dans l'ombre. Féroce prêt à jaillir si la menace est trop grande et prend le contrôle. Mon coté dyonisaque, chtonien, sombre.
Ma partie non sportive et geek elle est pour l'abus d'alcool et le contrôle. J'ai besoin d'argent et la fin justifie les moyens. En tant que membre de la société bien intégré, je me déteste. Mais c'est ma partie appolonienne.
Mais, mon acceptation consciente de mes choix inconscient par éclairs de lucidité certes me rendent malheureux (car j'ai une femme à charge).
Mais je suis un poil heureux: je ne suis pas le psychopathe qui tourne le bouton dans l'expérience de Milgram. Je ne suis pas un psychopathe. Et c'est ce qui m'empêche de sombrer dans une détestation de moi même auto-destructrice inconsciente comme mes collègues. Et mon corps déteste souffrir sans buts héroïques. J'aime souffrir pour faire des trucs qui me passionnent qui en valent la peine. Vivit que utiture disait Sénèque.
Mais, je refuse de faire de la merde. Je refuse de perdre ma fierté. Je refuse d'être un salaud. Et je paie le prix: je suis ruiné.
Je me sens comme saint Martin (j'ai déjà précisé qu'on choisit pas les dieux qui vous aident) illuminé par la révélation que je ne suis pas un centurion romain mais un homme doué de compassion. Je suis doué de conscience, de libre arbitre. C'est une fois dénué de tous les biens matériels que l'on découvre qu'on a toujours un trésor en soi.
Et ça je le dois à faire mon alcool et à ma passion pour les sophistes. Je suis sorti de l'obéissance pour faire quelque chose d'illégal, non basé sur des recettes et des outils achetés en grande surface.
J'ai fait confiance aux bribes de cours retenus pendant que je dormais en cour de biologie. J'ai fait confiance à ma capacité de construire mes propres outils pendant mes TP de physique, j'ai fait confiance à ma capacité d'être scientifique et d'expérimentation en aller retour constant avec la théorie. J'ai fait confiance à tous ses auteurs venus me tendre la main à travers des millénaires qui me questionnent en permanence. Je me suis fait confiance à douter de moi même.
J'ai repris contrôle en étant moi même en doutant, et en découvrant que je n'avais rien de toxique en moi. Que l'acool à 2% ça étanche la soif... Oui, je suis devenu accroc à la levure de boulanger en solution.
Nous vivons dans une société anxiogène, où l'obéissance et le consensus prévalent. J'ai pas éliminé l'alcool, j'ai éliminé les causes de l'alcoolisme.
Mon égo démesuré me fait vivre dans un univers ou je prévaut. Où je dois vivre avec ma faiblesse de ne pas supporter vivre du fait des conséquences de mes actions. Où je dois vivre avec le savoir des conséquences indirectes de mes actions. Je ne peux ignorer le conflit entre mon corps doué de sa propre volonté de survie et mon intellect qui me dit de survivre et obéir. La volonté de mon corps est limite autonome. Je suis obligé d'aligner mon corps et mon esprit. C'est ce qui fait ce que je suis. Mon être social et mon être physique sont en conflit. On appelle ça une névrose. Les réaligner ça s'appelle être soi. Si le vecteur plaît aux docteurs vous êtes guéris, sinon on vous colle sous camisole chimique.
La nécessité est un mal, mais il n'existe aucune nécessité de vivre sous l'empire du mal.
Je vais quand même devoir retrouver un travail. Satisfaire mes obligations sociales et matrimoniales.
Ca va être dur, je vais très probablement encore échouer... Mais je préfère la souffrance, l'échec la douleur à la renonciation.
Je préfère échouer en essayant qu'abandonner sans avoir essayé. Et dans le pire des cas, je préfère devenir un plombier en Pologne.
Je ne suis pas encore défait. J'ai un genou à terre, mais pas les deux. Et je préfère vivre libre que mourir en esclave. Regardez ma face émaciée, regardez mon corps meurtri, mais mes deux yeux eux dardent ma colère permanente, ma volonté branlante mais inextingible de me relever et me battre à nouveau.
Ne méprenez pas ma fragilité pour de la faiblesse, c'est elle qui a construit ma résolution. Elle est mon arme. C'est elle qui me rend fort.
Et je renaîs de mes cendres ... à nouveau. De la noirceur de ma propre détestation naît ma résolution à faire mieux. Ma détermination à remonter en selle. Je n'ai pas peur d'échouer, je n'ai pas peur des douleurs que je vais m'infliger je n'ai pas peur que l'on me fuit. Je n'ai pas peur de la mort sociale. Je n'ai pas peur de m'aimer. Je n'ai pas peur de défier Zeus, les Parques et les Bienveillantes.
La peur est la petite mort de l'esprit. Je refuse d'avoir peur. Je refuse de me censurer. Je refuse de me contrôler au profit de volition qui ne vont pas dans le sens des mon être.
Abandonner serait comme me regarder mort dans un corps vivant. Je refuse de mourir, je veux vivre pleinement avec ce don fait à nul autre: la vie avec une conscience.
Je mourrais à nouveau, je serais peut être à nouveau écarté de la meute et de la société, je vais peut être nouveau lever l'ancre et recommencer avec rien.
Mais la vie n'est pas une destination, c'est un voyage, et tel Ulysse non seulement je n'abandonnerais pas, mais en plus aussi stupides soient mes compagnons je tenterais de les sauver en alexandrin.
Il est temps que je quitte mon burnout comme Ulysse quitta Nausicaa non en la maudissant, mais en la bénissant... parce que je suis comme ça.
Donc, si jamais je vous cause, c'est que je fais à nouveau 1m82, que la balance indique 69kg le poids de l'amour, que mon vélo est prêt et qu'il fait beau. A moi la vie. En toute pour de nouvelles aventures! ... avec la rage qui coule de mes babines.
Showing posts with label carnet de montréal. Show all posts
Showing posts with label carnet de montréal. Show all posts
Aujourd'hui, je slacke.
Aujourd'hui, je slacke.
Vaguement coupable de ne pas satisfaire à mes obligations.
Aujourd'hui, J'ai allumé mon ordinateur, et à peine avais-je terminé de taper startx, avant même que l'écran s'affiche, ma basse que je croyais éteinte par mon manque de travail, la voilà dans mes mains.
Je cliques sur firefox pour commencer à relever les multiples boîtes aux lettres sociales, je tapote déjà le mi, en rêvassant.
Et en même temps que je me dis, ce serait trop cool si j'arrivais à jouer another one bites the dust.
J'aimerais aussi avoir l'oreille et déchiffrer un morceau par moi même.
L'une des raisons pour lesquelles je ne suis pas musicien c'est que j'ai un piètre sens du rythme, et que je ne travaille pas assez...
Je joue pour mon plaisir.
Mais le manque de travail est une limite qu'on ne peut pas dépasser.
Et je rêvais au jour où je pourrais détendre une ligne de basse sur mes cordes, en la lui faire prendre vie. Le jour où j'aurais suffisamment travaillé.
Et j'imaginais les spots en ambiance disco, et moi en grand géant cool au cheveux longs tenus par un chignon à la japonaise en train de hocher sur cette ligne de basse. (vu ma calvitie, c'est bien un rêve)
Groovy.
Et je sors de ma torpeur, parce que ma femme me crie, hé, je reconnais!
Et, pour la première fois de ma vie je m'entends jouer de la basse. Et le morceau que je rêvais de pouvoir jouer spontanément.
Vous savez, je suis un loser en quelque sorte.
J'ai beaucoup travaillé la basse pour en arriver là. Mal. Très mal, sans métronome, et sans partition, et sans répéter.
Juste enjoué à l'idée de sentir les notes, de trouver un pentatonique facile à jouer, et avec un seul objectif, garder le fun, pour garder la volonté de travailler.
Parce qu'en musique je suis un raté. Donc mon seul salut c'est le travail. Et, garder le travail fun a toujours pour moi été un objectif. Donc, j'ai tout misé sur mon plaisir.
J'ai toujours su qu'on arrivait à rien sans suivre une discipline. Discipline que j'ai évité. Mais, comme c'était un hobby, juste une chose que j'aime et qui n'était pas essentielle, j'avais décidé de me faire plaisir, et d'apprendre à l'instinct.
Et d'un seul coup, comme un héro japonais de shounen conclue une action sportive de 3 secondes sur un épisode entier à force de flashback, j'ai réalisé que j'avais eu gagné une petite victoire.
La victoire d'avoir cru en moi et travailler malgré, contre et envers tout.
Nous avons tous quelque chose d'unique. Notre propre voie. Et même si je slacke bien plus que je le devrais, je réalise que la vie n'est pas qu'une question de devoirs et d'obligations poussées de force dans notre quotidien par la pression de la vie économique, mais aussi une question de réalisation personnelle. Celle de connaître et suivre sa propre voie sans se soucier du qu'en dira-t'on. Parce que même si on est pas orthodoxe dans sa pratique, le travail finit par payer. Non pas un travail discipliné de répétition, mais plus une découverte permanente de la variabilité et des invariances. Et qu'apporte le travail? De nouvelles habiletés, de nouveaux horizons, de nouvelles voies d'évasion.
Et parfois quand on est trop focalisé il est difficile d'oublier quels sont nos points forts.
Donc parfois, il est bon de laisser son esprit vagabonder, il est bon de douter de tout, pour ouvrir au plus ses horizons, et se souvenir de ce qui fait notre force, et d'avoir confiance.
Le travail est le pied de biche nécessaire à tout plan d'évasion réussi pour se frayer un chemin par la porte dérobée dans le royaume rêvé où trône les rivaux excitants qui eux sont talentueux.Et j'ai plein de pieds de biches. Il serait temps que je les utilise.
(Closing sur un générique débile japonais en mode wtf, avec un l'ace de Haikkyu en train de jouer another one bites the dust, avec un clin d'oeil à la basse de FLCL, et la promesse de la saison 2 où le héros va se dépasser, (et insulter dans les commentaires TOUS les crétins qui prétendent aimer les japanimés et citent cowboy beebop mais ont toujours pas vu NHK ou Fully Cully (screugneugneu))).
Vaguement coupable de ne pas satisfaire à mes obligations.
Aujourd'hui, J'ai allumé mon ordinateur, et à peine avais-je terminé de taper startx, avant même que l'écran s'affiche, ma basse que je croyais éteinte par mon manque de travail, la voilà dans mes mains.
Je cliques sur firefox pour commencer à relever les multiples boîtes aux lettres sociales, je tapote déjà le mi, en rêvassant.
Et en même temps que je me dis, ce serait trop cool si j'arrivais à jouer another one bites the dust.
J'aimerais aussi avoir l'oreille et déchiffrer un morceau par moi même.
L'une des raisons pour lesquelles je ne suis pas musicien c'est que j'ai un piètre sens du rythme, et que je ne travaille pas assez...
Je joue pour mon plaisir.
Mais le manque de travail est une limite qu'on ne peut pas dépasser.
Et je rêvais au jour où je pourrais détendre une ligne de basse sur mes cordes, en la lui faire prendre vie. Le jour où j'aurais suffisamment travaillé.
Et j'imaginais les spots en ambiance disco, et moi en grand géant cool au cheveux longs tenus par un chignon à la japonaise en train de hocher sur cette ligne de basse. (vu ma calvitie, c'est bien un rêve)
Groovy.
Et je sors de ma torpeur, parce que ma femme me crie, hé, je reconnais!
Et, pour la première fois de ma vie je m'entends jouer de la basse. Et le morceau que je rêvais de pouvoir jouer spontanément.
Vous savez, je suis un loser en quelque sorte.
J'ai beaucoup travaillé la basse pour en arriver là. Mal. Très mal, sans métronome, et sans partition, et sans répéter.
Juste enjoué à l'idée de sentir les notes, de trouver un pentatonique facile à jouer, et avec un seul objectif, garder le fun, pour garder la volonté de travailler.
Parce qu'en musique je suis un raté. Donc mon seul salut c'est le travail. Et, garder le travail fun a toujours pour moi été un objectif. Donc, j'ai tout misé sur mon plaisir.
J'ai toujours su qu'on arrivait à rien sans suivre une discipline. Discipline que j'ai évité. Mais, comme c'était un hobby, juste une chose que j'aime et qui n'était pas essentielle, j'avais décidé de me faire plaisir, et d'apprendre à l'instinct.
Et d'un seul coup, comme un héro japonais de shounen conclue une action sportive de 3 secondes sur un épisode entier à force de flashback, j'ai réalisé que j'avais eu gagné une petite victoire.
La victoire d'avoir cru en moi et travailler malgré, contre et envers tout.
Nous avons tous quelque chose d'unique. Notre propre voie. Et même si je slacke bien plus que je le devrais, je réalise que la vie n'est pas qu'une question de devoirs et d'obligations poussées de force dans notre quotidien par la pression de la vie économique, mais aussi une question de réalisation personnelle. Celle de connaître et suivre sa propre voie sans se soucier du qu'en dira-t'on. Parce que même si on est pas orthodoxe dans sa pratique, le travail finit par payer. Non pas un travail discipliné de répétition, mais plus une découverte permanente de la variabilité et des invariances. Et qu'apporte le travail? De nouvelles habiletés, de nouveaux horizons, de nouvelles voies d'évasion.
Et parfois quand on est trop focalisé il est difficile d'oublier quels sont nos points forts.
Donc parfois, il est bon de laisser son esprit vagabonder, il est bon de douter de tout, pour ouvrir au plus ses horizons, et se souvenir de ce qui fait notre force, et d'avoir confiance.
Le travail est le pied de biche nécessaire à tout plan d'évasion réussi pour se frayer un chemin par la porte dérobée dans le royaume rêvé où trône les rivaux excitants qui eux sont talentueux.Et j'ai plein de pieds de biches. Il serait temps que je les utilise.
(Closing sur un générique débile japonais en mode wtf, avec un l'ace de Haikkyu en train de jouer another one bites the dust, avec un clin d'oeil à la basse de FLCL, et la promesse de la saison 2 où le héros va se dépasser, (et insulter dans les commentaires TOUS les crétins qui prétendent aimer les japanimés et citent cowboy beebop mais ont toujours pas vu NHK ou Fully Cully (screugneugneu))).
How I am experimenting about plants, stochiometry and ecology
So, I am bored.
And when I am bored I do something new. And this time I am growing plants.
Tomato from old times. From before mechanization because I hate gardening, but, I love tomato with taste [easy to harvest tomato sux]
In the process I learnt a lot of thinks.
In fact, since I knew my great father was working on the topic, by curiosity I went to see his research [on fumure profonde] becaue I was disappointed at my results with just water and how my plants were dying.
I also remembered my talk with my totally ecology crazy neighbour [ecological stochiometry]
This article is not exactly about his talks. His talks are about ratio of C / H / O / N / K / P and how their availability favours some species, and also how the equilibrium can happen as an evolution of a complex system. Complex system, chemistry, physics, non euclidean geometry and our families and eating good foods have always been our favorite talks. Actually, the topic is broader than my own plants, or not...
Well ... I live in a small flat in Montréal, I don't have the space to build an ecosystem. So I have to cheat.
Hence my grand father. To cut short: without prior knowledge, by using his hints and making my own KNoP (Potasse, Nitrogen, Phosphate) cocktail and giving them at the right time I have actual results.
What is the alternative to me using my great fathers KNOP chemical ratios?
Healthy food growing. With compost.
Well. My plants would die, it would be slow and it would costs a lot. I would not be able to feed myself, and, worse, it is NOT sustainable.
A compost's composition is hard to control in its ratio of KNOP. It is also hard to control the level of acidity (plants wants a slightly acid soil), and it is easy to grow bacteria, and stuff that can pollute your food, make you sick or kill it. The worst is the energy efficiency of the process compared to the chemical process to create the same chemicals "naturally".
As a scientific, I would not trust my knowledge without experimentation.
And growing plants has convinced me of one thing: so called organic sustainable development is not.
It requires too much energy, knowledge, money, time. It also generates a lots of waste and inconvenience.
Actually food being more expensive and less easy to produce is Malthusianism. Every part of the city where healthy food appear, it is a part of the population that either cannot afford to eat, or have to cut on spending, or is forced to move away.
In the same time, their tomato are not even as good as the one my father was growing.
I love tomatoes, I want to be able to help the world and the modest to share this pleasure, so I want to herald My own message: don't listen to rich spoiled kids and obscurantists stupid people. Learn to grow your own plants, learn to value the knowledge, and make your own decisions according to where you are, and what you have access too. I don't have space, I don't have time, I go for KNOP, but it is totally legitim in a different environment to go for other solutions (like [these amazing swiss people])
Follow your way, and learn, and have fun and awesome tomatoes. And kick the "healthy food" morons in the balls.
And when I am bored I do something new. And this time I am growing plants.
Tomato from old times. From before mechanization because I hate gardening, but, I love tomato with taste [easy to harvest tomato sux]
In the process I learnt a lot of thinks.
In fact, since I knew my great father was working on the topic, by curiosity I went to see his research [on fumure profonde] becaue I was disappointed at my results with just water and how my plants were dying.
I also remembered my talk with my totally ecology crazy neighbour [ecological stochiometry]
This article is not exactly about his talks. His talks are about ratio of C / H / O / N / K / P and how their availability favours some species, and also how the equilibrium can happen as an evolution of a complex system. Complex system, chemistry, physics, non euclidean geometry and our families and eating good foods have always been our favorite talks. Actually, the topic is broader than my own plants, or not...
Well ... I live in a small flat in Montréal, I don't have the space to build an ecosystem. So I have to cheat.
Hence my grand father. To cut short: without prior knowledge, by using his hints and making my own KNoP (Potasse, Nitrogen, Phosphate) cocktail and giving them at the right time I have actual results.
![]() |
| Chemistry works: effect of non optimal 20 - 20 - 20 on my window chilis |
What is the alternative to me using my great fathers KNOP chemical ratios?
Healthy food growing. With compost.
Well. My plants would die, it would be slow and it would costs a lot. I would not be able to feed myself, and, worse, it is NOT sustainable.
A compost's composition is hard to control in its ratio of KNOP. It is also hard to control the level of acidity (plants wants a slightly acid soil), and it is easy to grow bacteria, and stuff that can pollute your food, make you sick or kill it. The worst is the energy efficiency of the process compared to the chemical process to create the same chemicals "naturally".
As a scientific, I would not trust my knowledge without experimentation.
And growing plants has convinced me of one thing: so called organic sustainable development is not.
It requires too much energy, knowledge, money, time. It also generates a lots of waste and inconvenience.
Actually food being more expensive and less easy to produce is Malthusianism. Every part of the city where healthy food appear, it is a part of the population that either cannot afford to eat, or have to cut on spending, or is forced to move away.
In the same time, their tomato are not even as good as the one my father was growing.
I love tomatoes, I want to be able to help the world and the modest to share this pleasure, so I want to herald My own message: don't listen to rich spoiled kids and obscurantists stupid people. Learn to grow your own plants, learn to value the knowledge, and make your own decisions according to where you are, and what you have access too. I don't have space, I don't have time, I go for KNOP, but it is totally legitim in a different environment to go for other solutions (like [these amazing swiss people])
Follow your way, and learn, and have fun and awesome tomatoes. And kick the "healthy food" morons in the balls.
![]() |
| My mad scientist kit, and yes I feed plants with blood, mouhahaha I have vampire plants |
LinkedIn is flawed for assessing a developer actual skills
Social networks are funny games
I am user of social networks since the beta of orkut the first prototype made by google. I was with fellow free software companions as Sam Hocevar and we have always played social network with the following rules :
- it is fun to have connexions;
- it is fun to play with.
We are instinctively pretty distrusting social networks, thus we were always making fun social groups like eyes with lasers, phô lovers, and stuff like that. If ever you go on linked in, don't hesitate to come in the game and endorse me as either a troll, or any exotic funny skill or expertise that I would be glad to endorse (eyes with lasers for instance).
Distrusting for you means I probably fear that my private data are used ? Well, as a pure hellenist I live according to my moral and value to live in a «glass house». No I just distrust the feedbacks to be genuine. I am who I am, and I voice it gladly.
You can't trust retroaction when they are not gratuitous
Look at linked-in new game: endorsement.
The question is when you endorse people is the endorsement genuine based on professional recognition, or based on your interest that the more you endorse the more you get endorsed?
And by the way did you actually see that person actually doing stuffs right?
Every time I decide to play «endorse people» I have the fear to be misleading, because I actually have not seen the people's real work in depth. In companies, at the opposite of free software your work is protected by the secrecy and the noise of inefficiency that cripples commercial organisation.
And I had a revelation
A fellow free software developers which module I evangelize and use connected to my network. And I discovered I badly wanted to make an endorsement that would stand out as more genuine than the others. So I made a recommendation to Olivier Lausanne based on his module pyQuery that I love. I made sure people could verify it existed, what it is, and what makes this developer special, and that they could check what I say by themselves. And for the first time in my linked in use I was a satisfied user (even though I had to bent its arms so that I could do what I thought fair and genuine).
But, I was pissed off by linked in. First, it was painful to explain how and in which context I used this software. For linked-in it seems we cannot be assessing another peer's work without actually have met him. But I trust more a developer which code I used and never met without the pollution of informal social chit chat. I am more confident to endorse a skill of someone I don't know because I will assess him only on what matters: getting things done the right way. Then I realized Linked-In is missing a massively more important fact than which company did you attend which is : in which you way do you help people and what do you do for the community?
I myself is a proud owner of a first aid certification (in the context of a company). And I belong to the open source community where I like to help people. I value people volunteering to help the others because in a working context it means a team player someone that can not only produce, but value communication.
Hence I thought: an itch is scratching you then why don't you develop a software to supply these informations that would be on top of linked in helping people belonging to various communities that are actually getting things done (red cross volunteers, benevolent firemen, open source developers and users) endorse each others?
Well, the best solution is sometimes to do nothing
Then I my wits came back: I would distrust this social network. I still had a lot of pleasure giving back my recognition to someone whose work I value, but I value it because I had no selfish interests involved in the process. It came from the bottom of my heart, and I wish no incentive for doing things right.
A social network of recommendations on open source would results in coteries of developer artificially cross recommending themselves to stand out of the crowd (maybe on their teachers or companies behalf), the same way stackoverflow or HN became crippled by these negative feedback loops of incentive.
And then I realized I already had this in free software:
- people using my python modules are de facto endorsing my skills;
- people building softwares over my software trust me even more;
- people saying thanks are the endorsements I care about;
- people solving issues I raise value my troubleshooting experience;
- people accepting my patch trust me;
- people reading my doc, value my work.
Why would I need an imperfect version of what I already have?
Can I do something constructive?
I have a trillion ideas :) as usual.
I could write an howto assess a free software contributors that would encompass all the skills (doc writing, social interactions, QA, code, deployment, design...) for instance helping people use the already existing tools (github, bitbucket, free OS/distribution mailing lists, CPAN, pypi, rubygems, read the docs, travis-ci ....).
I could write a gamification tool for developer that would not only grant them achievement for actual code, but also for packaging, documentation, issues solving (both as a coder and a user), successful patch proposition, helping (on stackoverflow for instance) ....
I can actually do nothing because I don't want people doing the right things for an incentive but for the love of doing things right. And I value the benevolent aspect of free software. Still, I realize linked in will remain in my mind just a social game where it is fun to max your connexions, play the endorse game, and bypass the stupid logic of «only companies can be trusted». Companies lie! Actual software don't.
Conclusion
After numerous interviews, and realizing how linked in is considered a tool of choice by recruiters and Human Resources Department I realized we have a problem software can't fix : recruiting based on recommendation is biased and a software cannot fix broken massive human behaviours. Recruiters are just doing recruiting the wrong way at least in the programming field of competence.
In fact I am liar: my last interviews in Canada were the best I ever had, and actually contradict every aforementioned statements in this post about broken HR process, I am thrilled and impatient to work for my new employer that (like the others) based its interviewed on getting things done and was actually taking my portfolio into account and checking it worked. Since it happened more than once, I endorse the whole Montréal's software industry as doing recruiting right. And as a (probable) result, the «benevolent» developers communities I have met had an outstanding level and were focused on getting things done (and of course while drinking beers :) and having fun). I love Montréal it is a developer's heaven, Tabernacle! And they even value being involved in a community and helping the other.
nouvelles du froid #2
Après pas mal de passage de chasse neige en milieu d'après midi la rue ressemblait à ça (il pouvait y avoir des tas de neiges d'1m50 + par endroit) :
Sinon, un endroit ou je vais prendre mon café se trouve dans le quartier latin et la vue qui normalement ressemble à ça :
Ressemble à ca maintenant:
Dans cet endroit, j'ai rencontré Nicolas, lui après 5 ans à passer ses vacances à Montréal où il avait rencontré sa mie, il a décidé de s'installer, et manque de bol, il a eu été un peu plaqué à son arrivée à Québec. Ça ne le démoralise pas trop, et muni d'un visa touristique il compte trouver son travail.
Là sur cette image il est heureux, il a profité des soldes d'hier matin et réussi à acheter sa literie à -70% (c'est les soldes en ce moment) et je suis jaloux. J'ai profité un peu des soldes mais juste pour un pull et un jean. Ben je me fais pas de soucis pour lui, je pense qu'il y arrivera.
J'ai pas encore regardé pour l'apparte, honte à moi :) je sais que c'est l'affaire de 3 semaines à trouver sans se fouler. Donc j'ai encore un peu de temps devant moi.
Sinon je m'amuse à faire capoter l'appareil photo en prenant des clichés où il y a des éclairages et des infrarouges, les résultats sont amusants.
Subscribe to:
Posts (Atom)

