Des mots et des maux: le terrorisme de la novlangue.

Être gouverné par des abrutis acculturés c'est dur. Quand l'opposition et les journaux rivalisent de stupidité, c'est une crise de légitimité du pouvoir.

Mais passons.

Depuis le gouvernement de Vichy sont ré-apparus 2 mots pour définir un mal:

Attentat est une action destinée à nuire aux biens ou à la vie d'autrui. On parle généralement d'attentat dans un contexte politique, voire terroriste.

Terrorisme système de gouvernance politique basée sur la peur.

Pour les anglophones le mot attentat s'écrivait Attemptat : tentative.

Comment ce mot a-t'il glissé?

Racine, Corneille pour faire plaisir au Roy et à sa cour d’illettrés adoraient utiliser des vieux mots de français à la mode pompier. Comme des peintres du mouvement pompiers ils aimaient décrire les sentiments avec puissance. Nul mots de plus de 3 syllabes étrangers aux peuples ne leur échappait.

Mot tordus par des idiots, ils devinrent foutus.

Le terrorisme lui est souvent mis en synonyme par nos académiciens (descendants d'une institution crée par les Roys de France)  du Régime de la Terreur pendant la Révolution.

L'excuse pour torturer les résistants quand ils commettaient des actes étaient que leurs crimes dépassaient le droit commun, c'était au delà du crime, et Vichy introduisit le mot terrorisme.

Un mot utile pour qualifier un acte comme échappant de fait à toute justice, voire même aux conventions de Genève sur les prisonniers de guerre.


La partie amusante (pour une version tordue d'amusant) est que l'on peut remplacer dans cette affiche dont le contexte est le réseau Manouchian (cf l'affiche rouge) le mot juif par islamisme, ou tout autre mot.



Il me semble troublant que nos gouvernants utilisent des mots usés à la corde popularisés par le régime de Vichy, sans quasiment changer une virgule.

Cette affiche résume les articles de presse que l'on a suite aux crimes de masses commis en France.


  1. on cherche toujours à rendre le criminel étranger
  2. on mets toujours en exergue sont statuts social défavorisé
  3. on recherche toujours une inspiration étrangère et une manipulation par une puissance occulte
  4. on recherche systématiquement un passif judiciaire, allant même jusqu'à puiser dans les fiches S dont l'abus de signalement leur donne le statut de preuve forgée
  5. on recherche une idéologie «anti valeurs de la République»
  6. On justifie les immixtions françaises dans des pays étrangers.

Sans vouloir faire mon pisse froid suite à l'attentat de Nice, je dis juste que les mots, et la lumière de l'intelligence sont plus que jamais nécessaire quand l'obscurité prévaut. Et que plus que jamais il faut oser savoir (Nicolais Copernicus).


Maintenant tordons le cou à quelques vilaines choses:

Comment on a construit la menace islamiste


Si quand je faisais mon service militaire en 1997 nos gradés entamaient déjà la prédiction auto-réalisatrice (post guerre d'Algérie) de la menace Maghrébine, nous sortions d'une décade de torpillage politique par le PS de la marche pour l'égalité des beurs. La volonté d'accéder à être des français normaux ... laïcs.

Les partis politiques ont sabordé systématiquement cet effort d'un mouvement spontané en voulant trouvant des beurs à qui parler.

Et comme des beurs citoyens lambda faisaient peurs, nos institutions on ne sait pourquoi, peut être sous la pression stupide de politique religieux ont préféré se tourner vers les institutions religieuses.

Les religieux avaient pour avantages de ne pas être les enfants sauvages des cités, mais des gars bien avec qui on pouvait parler.

Bientôt les grands frères furent même plus ou moins intégrés dans les mécanismes (en tout cas dans ma banlieue) de réinsertion des jeunes délinquants.

C'est un peu comme si après une éruption de mouvement civique d'une jeunesse d'origine française qui écoutait les béruriers noirs on avait trouvé plus confortable de parler avec les curés.


Ensuite, la France est un des plus gros marchands d'armes dont le marché est traditionnellement le moyen orient et l'Afrique.


Rendez-vous avec Mr X (émission sur France Inter) évoque notamment comment les attentats du Liban et de Paris dans les années 90 avaient pour origine le non respect d'un contrat de fourniture d'une centrale nucléaire à l'Iran.


Les mails de Clinton (ClintonLeaks) ont des passages éloquents cités par un confrère de la  DGSE: la France intervient en Lybie, en Algérie dans le sens de ses intérêts. La France fait même volontairement chier sur le Sahara Occidental réserve de 3 ressources importantes : 70% des réserves de phosphates nécessaires à l'agriculture industrielles, une quantité substantielle d'Uranium, et du sable de qualité pour la construction (qui se raréfie).


La France vend des armes à des pays africains pour lutter contre les contrebandiers (tabac, humain (dont immigration), ...).

Ces contrebandiers se sont unis au Maghreb dans une coopérative du crime initialement de droit commun. Puis quand les fonds d'Al Qaeda sont arrivés, ils ont totalement virés leur cutille.

Al Qaeda/El Al basent leurs techniques de «terrorismes» sur des techniques modernes de marketing: ils n'hésitent pas à donner de vagues indications de mode opératoire et à clamer qu'ils sont les responsables. Du marketing viral basé sur des réseaux sociaux. Derrière ces groupes -comme la mafia italienne ou russe- structure des réseaux très lucratifs de crime organisés de droit commun basés sur une pseudo appartenance à un mouvement de pensée.


Il est clair que le but recherché est d'impressionner les foules et de faire peur, tout en couvrant l'enrichissement de certains.


Mais regardez le Califat, son premier objectif est juste l'enrichissement personnel d'une minorité. En-ceci le Califat qui pille des ressources minières est-il différent de certaines compagnie officielle qui œuvre en Papouasie Nouvelle Guinée ?

L'Europe n'est-elle pas elle même embourbée dans l'aide évidente à des groupes financiers comme Goldman Sachs, BNP Paribas, HSBC ont profité résultant dans l'enrichissement personnel d'une minorité ?

Et qu'en est-il du «beur» athée qui comme un Sicilien ou un russe dénonce la main-mise de ces organisations? Il est rejeté de la communauté.


Ma conclusion est que la seule chose qui protégerait contre le terrorisme dont les premières victimes sont avant tous les immigrés des régions considérées comme le réservoir de terrorisme serait de rétablir le lien... sans passer par des institutions religieuses.

Une nouvelle marche des beurs, peut être même une marche «black blanc beur» sans signes religieux mais un mot d'ordre clair d'égalité de traitement des citoyens, l'abolition du contrôle au faciés, le retrait des caméras de sécurité, la dissolution des polices municipales et de dénonciation de la non représentativité des institutions serait la bonne idée.

Pourquoi s'en prendre aux caméras, aux polices municipales voire aux lumière dans la ville?

Elle ne diminuent pas le crime, elles le déplacent. Et les populations stigmatisées sont celles qui sont le plus soumises aux crimes.

La politique sécuritaire de la France depuis 20 ans est un échec.

Vigipirate rouge (niveau maximal) est en oeuvre depuis 20 ans. Les cornichons sont utilisés comme des épouvantails à crime dans les bourgs, mais aucun ne sont présents dans les faubourgs, et pour l'instant ils n'ont évité aucun attentats.


Le contrôle au faciès est basé sur l'idée que les délinquants sont cons. Mais ils le sont pas. Les fils à papa des écoles privées au look BCBG sont depuis
longtemps recrutés en tant que transporteur, et une fille agressée a plus de chance d'être protégée dans un lieu publique quand on tente de saisir sa marchandise ou son pognon.


Des attentats du Bataclan, malgré les 1500+ caméras dans Paris les enquêteurs sont toujours à la peine pour assurer qu'il n'y avait bien que 3 criminels.


La destruction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (notamment à Cergy Pontoise dans la fédération où et quand Valls a fait ses armes en politique) par les socialistes a probablement entraîné la radicalisation de certains jeunes délinquants. 

L'investissement dans l'intelligence électronique au moyen de marché passés par copinage à des boîtes notamment incompétentes (Thalès, sogeti ...) résulte dans un fatras de moyens perdus qui génèrent moults faux positifs et négatifs. Le renseignement humain qui faisait la force de la France a été décapité par la gauche et la droite sans discernement. Il n'était peut être pas meilleur, mais au moins, il était moins coûteux.

Tale of the coder, of his wife and of the dangerous AI

In the time that were to come, a venerable coder was telling of the beauty of his craft to his young wife.



« Dear wife, we coders, like wizards, build wonderful constructions out of logic that like oracles can predict the future in a nice pure way...
We give to our creature a long list of random events of the past, and such as a wonderful new born child without no prior knowledge our creature learns by itself what is a cause and what might be consequence in the future, guessing correctly the web of signal of causes and consequences by logic. Our creation are better than humankind which judgement is often clouded by ridiculous affections at predicting outcomes!

Husband, can the oracle fails?

Well it can, but this is so seldom you can discard it as something never happening, and anyway we use our creations on harmless jobs such as choosing the best ad for you. For now, it works very well. So well, it is creepy. Why?

Would you bet your life, my dearling, that most of the power of your algorithm is not from its accuracy but like for a religion in its power of self prophecy? Is it you trusting so much your automata you weight heavily for choosing its early conclusions as valid, and that maybe he has learned through the cloud of your excessive confidence that it should trust itself? Have you correctly taught your creation to doubt itself my dear?

You seem very meta-physical my dear today .... You may be blond and young, but my tingling senses tells me this question could have serious implications.

Dear husband, cannot you notice that your bright creation is proposing on your screen a targeted advertisement for a dating site for young ladies. Are you finding your 20 years old wife too old? »



The story tells that a reasonable amount of doubt in your infallibility  can save an happy marriage, and that coders thinks better of what false positive means when confronted in their life with a worst case failure that is supposed to not happen that often. 

The story also tells that we should not believe in our creations, but carefully measure they achieve their goals.

Les journaux français par typologie

De temps en temps je lis les journaux. Et pour avoir une information à peu près débruitée, comme un humain qui cherche la vision en profondeur, j'aime à lire plusieurs journaux sur un même sujet.

La partie amusante, c'est que plus on lit les journaux plus on voit «leurs biais».

Donc voici une galerie de journaux que je lis parfois avec leurs biais.

Le monde


Journal pro-institutions, défenseur des professions intellectuelles et cadres supérieurs.

Ce journal est républicain franco-centré au sens platonique ; jamais un courrier des lecteurs ou une tribune ou contenu externe au journal ne viendra d'un ouvrier. La légitimité de la parole vient de l'université, de la profession intellectuelle ou artistique.

Même les fact-checkers refusent d'utiliser des instruments de mesure. Ils préfèrent se référer à des sources institutionnelles fiables. Quitte à ne se référer qu'à une seule source non contradictoire pour pourfendre les conspirationnistes populaires.

Ironie ; bien que «le monde» évoque l'ouverture internationale, ce journal tend à être peu perméable aux nouvelles mondiales qui ne concernent pas au deuxième ordre les agendas institutionnels quand il s'agit de politique, société ou autres. L'étranger c'est bon pour la culture, la cuisine ou les voyages. On y apprend étonnamment qu'avec beaucoup de retard les nouvelles des pays européens.


NB: style classique à plus de 3 syllabes soporifique et limite langue de bois.

Le figaro


Journal pro-entreprises établies de grande tailles. Chantre du capital bolchévisme et de la reproduction sociale.

L'ironie du journal tient dans le fait que la citation éponyme du roman du libéral Beaumarchais est «quel mérite se sont ils donnés à part celui de naître?» est en fait l'opposé des positions défendues par le figaro.

Le figaro éternel pourfendeur de l'état et des régulations, accueil cependant toujours avec une bonne oreille les régulations biaisant le marché en faveur des entreprises pré-existantes.  La seule chose que le figaro retient du libéralisme est le caractère sacré de la propriété.

Quand ils aiment à parler de l'artisanat, premier employeur de France constitué d'entreprises de petites tailles, alors pour elles toutes entorses à un marché du travail pur et parfait est acceptable. Dans ce cas pour eux tout est bon pour pouvoir embaucher des employés aidés, sous payer leurs salariés et interdire le droit des salariés à s'organiser. Oui à un marché libre ... pour les acheteurs de faire ce qu'ils veulent non à la capacité pour les vendeurs de négocier. Le libéralisme selon le figaro semble vouloir signifier : remplacer la noblesse par la bourgeoisie

Bref, le figaro est capital socialiste car il est contre l'état régulateur sauf quand l'état permet aux plus riches de payer moins d'impôt au d'instaurer des rentes de situations familiales.

NB: très bonne rubrique étrangère notamment sur le moyen orient. Et chouette style classique.

Les échos


Financier tendance libéralo-névrotique.

Alors, bizarrement, bien que les 3/4 des échos sont aussi chiants à lire que BFM TV est chiant à regarder, parfois des petites perles libérales au sens historique s'y cachent, surtout dans l'avant dernière page bourrées d'édito.

On y trouve dans les grandes lignes surtout des instantanées de situations sur des secteurs d'activité et des impacts de régulations. C'est sûrement une des meilleures sources d'informations sur l'impact de la technocratie européenne.

Bien que ce soit un journal du capitalisme triomphant, qui finalement vante les mérites des entrepreneurs capables de lever suffisamment de fond pour être capable de casser des marchés établis sans véritables autres savoir faire que le faire savoir, il apprend beaucoup sur l'économie mondialisée moderne.

La seule chose à retenir c'est que le vrai mérite dans la vie n'est pas de naître, mais d'avoir la possibilité de lever des fonds. Dommage que la capacité de lever des fonds soit souvent lié à la naissance.

NB : les éditoriaux de l'avant dernière page sont souvent étonnamment intéressants. En fait je ne lisais les échos que pour ça.

Libération


Journal méritant sa réputation de journal bobo parisianiste voire romantique.

Si les romantiques ont regretté l'abolition de la noblesse basée sur la naissance, ils proposèrent que la noblesse artistique la remplaçât.

Si libé est un journal de gauche compassionnelle écrit dans un style pseudo argotique mal branlé marqué années 80s, il reste sous la surface biaisé en faveur des artistes. Contrairement au monde, ils daignent accepter dans cette catégorie les artistes non issues des institutions et universités.

Étonnamment libération aime l'art contestataire surtout quand il commence à être reconnu. Genre, trend setter.

NB: le sur encrage de la première page est tel qu'il marque tout ce qu'il touche, et c'est bien la seule chose marquante de libération.

 

Le nouvel obs


La redoute de la gauche caviar.

Le nouvel obs est souvent critique ... envers les riches ... entre deux pages de pubs pour des biens immobiliers à 3 000 000 € ou des montres à 220 000 €.

Le vide intersidéral inter-pub appelé information me permet de penser que le nouvel obs est juste un catalogue de pub pour l'industrie du luxe subventionné par l'état grâce à quelques alibis intellectuel.

Pour les riches qui ont le culte de leur culture prolétarienne ... donc les anciens 68ards, qui croient en ascenseur social post 2é guerre mondiale, c'est à dire dès lors qu'une bonne guerre a eu tué tous les vieux.

 

Le canard enchaîné


Le voici/gala des hommes politiques.


Les prolos aiment les images, les intellos aiment les mots. Le canard qui malheureusement est resté enchaîné au passé au point de toujours nous offrir des poilades quand il s'agit de nouvelles technologies est tellement vieux et enkisté dans son passé qu'il y a sûrement un club des adorateurs dudit journal à l'assemblée à coté de celui des fans de Brassens.

Il ne sert finalement que très peu à révéler des scandales modernes, ayant décidé malgré son passé anarchiste à rester dans les frontières républicaines du drapeau nationale.

Bref, la gazette du palais. Irrévérencieuse comme un piment passé.

Le courrier international


Ça eut été bien, puis Adler l'a repris en main. Tous les articles un peu trop critique d'Israël ont disparu. C'est devenu chiant. C'est aussi devenu quasiment le fournisseur d'anecdote en page 4 ou 5 du canard.


Un des grands marronniers du courrier et la France vue du reste du monde. Rendant l'international une excuse pour regarder le nombril du pays.


Comment dire. C'est un peu le téléphone arabe de l'information à ce niveau.


L'usine nouvelle


Le productivisme à son paroxysme. Vous voulez augmenter la vitesse de traite des vaches de 40%, ou au contraire augmenter la qualité organoleptique du lait en désautomatisant vos chaînes d'automatisation?

L'usine nouvelle, journal de l’ingénierie rayonnante est là pour vous.

Nouvelles normes qualité responsables, nouveaux robots ou technique, tout y est.

Si le développement durable y est traité, c'est uniquement parce qu'un ingénieur peut garantir soit qu'il engendre une certification permettant de toucher des subventions par le respect de normes internationales, soit parce qu'il augmente un facteur important de la qualité.

Après la lecture de ce magasine vous avez l'impression qu'entreprendre se résume à avoir suffisamment de pognon pour acheter des machines ou prestations chères et toujours avoir une calculette dans la main pour prendre les bonnes décisions.

Ah si seulement la vie était faite d'information parfaite et de choix simple que l'on peut déterminer par des calculs, ce serait si bien.

La recherche


Le libération de la recherche, excepté que c'est mieux écrit.

La recherche devrait se renommer : le journal des chercheurs patentés.

En fait, comme le monde qui ne donne la parole qu'aux élites intellectuelles, la recherche ne s'intéresse qu'à la parole des chercheurs institutionnels. Nulle science n'existe en dehors des labos industriels, universitaires ou des écoles.

Peu importe que l'Académie des sciences ou l'ENS aient étaient maintes fois foncièrement réacs et opposés à des chercheurs innovants (Poincaré, Mandelbrot, Marie Curie) ils restent la meilleure source d'information sur la recherche. Peu importe que leurs yeux leurs prouvent que leurs lieux d'excellence sont basées sur une compétition biaisée, ils soutiennent la beauté du système basé sur la sélection des meilleurs.

Peu importe les turbulences et conflits la recherche est sociale démocrate : elle croit à la réforme de l'intérieur et dans la capacité des institutions à se réformer et à l'excellence.

NB : En science? Il y a quand même des beaux sujets, mais il y a un rapport signal bruit élevé, et surtout son coté béni oui-oui institutionnel lui fait manquer le sujet le plus important aujourd'hui en science qui la critique de l'organisation de la recherche et de sa structure encroûtée dans le passé.

Les Fanas de l'aviation


Sans conteste le meilleur journal français avec HW CanardPC.

  1. il y a de superbes photos de superbes coucous
  2. en parlant d'aviation ça parle de tout.
J'y ai appris des morceaux d'histoire, d'assurance qualité qui semble issue d'une tradition d’ingénieure aéronautique basée sur les retours d'expérience, les problèmes de stratégie industrielle.


Si je suis pas fan des comptes rendus laudateurs bourrés de chiffre sur les batailles, que ce soit comment certaines opérations contre les barrages allemands pendant la deuxième guerre mondiale, la production d'avions qui ont changé l'histoire (Me 109, spitfire, F4, mirage) on y apprend des vraies choses.

Le parti pris pro avion sans se soucier des drapeaux permet de se dépayser bien plus qu'avec le courrier international. L'analyse des processus industriels y est plus agréable à lire que dans l'usine nouvelle ou les échos, et l'histoire des grands programmes vous en apprend plus sur les institutions et leur fonctionnement que le monde. Et l'acceptation de l'innovation d'où qu'elle vienne (pilote d'essai, mécano, chercheur ou ingénieur) en apprend plus que la recherche sur l'innovation et la science.

Un biais fort sur les avions rend le journal plus intéressant à lire. Comme quoi l'objectivité n'est pas l'opposé de biais assumé.

C'est un MUST read.

 

Canard PC/Hardware Canard PC


Canard PC: je ne l'achète plus. Ce journal sans concession sur les jeux, me fait plus sûrement acheter des jeux que les merdes sur sponsorisés. Les chroniques sont un poile mal écrites et traînent en longueur, et peut être est ce cette imperfection que j'aime.

Hardware canard PC: un autre vrai magazine scientifique ; contrairement aux facts checker du monde, quand il s'agit de vérifier les faits, ils n'hésitent pas à mettre les mains dans le cambouis. Oscilloscope, voltmètre, protocoles expérimentaux. Tout y passe.

Ce sont des vrais journalistes. Un MUST read.

 

Le virus informatique


Je les lis par nostalgie et je les aime bien.


De même que Canard PC leur ligne éditoriale est indépendante de leur régie publicitaire ce qui leur joue des tours au niveau financier.  Mais, c'est le prix de l'indépendance.

Parfois anecdotique, les nouvelles sont variées et intéressantes. Elles changent des magazines informatiques qui se résument à du publi reportage. Elles sont plus pour les amateurs/hobbyistes que les pros. Mais je trouve plus de savoir faire dans ce domaine que dans le monde pro.

À soutenir au vu du rapport qualité prix.

GNU/linux mag


Depuis que linux mag est devenu GNU linux mag, c'est un peu devenu chiant.

Ça parle de logiciel libre, comme avant on parlait de CORBA, Windev, composante métier dans l'ancien temps.

Linux mag est devenu un journal institutionnel, qui évite la polémique intrinsèque qui opposent le monde de l'entreprise et celui de la programmation.

Vous n'y lirez nul rapport sur le burnout épidémique qui touchent en ce moment les développeurs anciens et nouveaux du libres pressurés comme des travailleurs bangladais dans une injonction tant à maintenir gratuitement leurs codes qu'à travailler en dépit du bon sens dans leurs propres entreprises qui exploitent leurs inventions pour les transformer en rente.

Bref, c'est devenu aussi chiant que 01 informatique ou décision micro, journaux qu'ils dénonçaient du début. Je crois que le parti pris de vouloir gommer les humains derrière les logiciels libres nuit. (L'adulation de star n'est pas parler de l'humain).

Le parisien


Parfois intéressant.

La presse quotidienne régionale


Presse de chiens écrasées, elle évite souvent les conflits avec les notables, donc vous entendrez parler de tout, et rarement de la vie de ses habitants.

Parfois un cuistot ou un serveur évoque anonymement l'enfer de l'hostellerie restauration et de ses abus. En page 12 coincé entre les procès retentissants, et pas loin d'une humoriste local défendant la cause animale.


NB : Mention spéciale à cette presse en générale et au Midi libre en particulier dont j'aime le français simple, facile à lire. C'est peut être pas hyper stimulant, mais quand je dois faire lire ma femme pour lui apprendre le français utile pour parler et écrire, ce sont mes journaux de choix.



Voilà ma liste des journaux que je lis parfois ou souvent en plus de ce qui traîne sur les tables : équipe, voici, gala, paris match, auto plus, la gazette de montpellier, l'écho du val d'oise, 20 minutes, métro ....

Entre nous, on devrait arrêter de subventionner la presse.

Too many knobs is not a good idea

Have you ever done the electricity board in a house and developed software?

If so, you will know the basics of not burning your house down: Keep It Simple Stupid.

Electric board are built by evenly setting the charge on segment in parallel, than chaining small sub segment in series.

The rule is balance the load on every segment, isolate them and every sub-segment.

A classical modern house will have 10 sub-segment being potentially in 0/1 states. Hence 1024 states which is quite a lot of complexity.
 
If you add equipment on the circuitry or incorrectly estimated your load compared to your input you may:
- use too much power compared to the input (resulting in power loss);
- use too much power compared to the size of your wire and overheat some cables hence having local overload.




If electricians did not knew their job it would happen, resulting in unsafe configurations. To find them a method would be to turn on and off every apparatus in the house to explore safe and unsafe configuration. Happily in 2016 it almost never happens in correctly built housing.

Something even worse could happen though: short circuits. if someone by laziness put a non protected segment directly on the main power and forget to limit its power output, you can overheat so much a wire it creates a fire.



Well, electricity boards best practice is a sane example of how to avoid disaster by tearing down a complex problem in simple practice. Still the «state» described by the list of all potential configurations is equal to 2^(number of switchs). So 10 apparatus is still a 1024 states.

Now let's talk of software. A software like mysql has 400 parameters. Some of them able to take discreet values ranging from 0 to all your memory (in size) others taking between selected values.



The number of states describing a software is way more complex than the number of states achievable by using a whole building integral electrical circuitry.

Worse : in computer isolation is like sex for the teenagers everyone talks about it, hardly anyone do it.

Hence in our software that are memory bound/CPU bound we often have parameters that antagonize one another.

In mysql so "mem" parameters affects the main engine, others the memory used to serve each requests. Some are global some are local. But memory is fixed in size. The job of sysadmins is a tad like an electricians trying to balance with the knobs knows as software configuration parameters the load on both CPU and RAM and IO  so that your software is at max speed of working.

Software don't get under powered or short circuit. But if set wrongly the parameters can make the software degrade its performance in a chaotic dramatic way.

For instance : memory access is around 4 to 100cycles in cache, 1500 to memory, a lot to hard drive, SSD and network.

Your worst nightmare is swapping: running out of memory and having to freeze/thaw data from out of the silicon of the motherboard.

So, with 400 parameters that are not isolated from one another configuration is for a human impossible.

Most wannabe consultant will say: I do not care the price of memory is so cheap we can still buy more memory, I will object that L1/L2/L3 are not extensible and they yield up to 100x improvement in speed. Others will say, as long as it works even slow it still works. I will object that slowing by 10000 thousands your requests may make your request timeout.

The simple part of scalability/availability (mysql doc)
In fact, performance problem snowballs. The more slow query/buffer are being filled, the more it will encumber your memory with relics of past queries in which the state is unknown.


Some sites like mariadb will propose you template. Some company can send you consultants. There is here another problem that I wish you to encounter : you can have success.

A misconception from developer of IT at my opinion is perfect memory is a memory that remembers everything.

My theory is a perfect IT system has a moving window of data that are kept with degraded precision over time and/or irrelevance. You wish your data to stay in a constant size of memory whatever the future is. The only data that should be kept are the one that are relevant and that is information.

Most companies I have worked with let data grow in size while they let their database grow in numbers of entries. The growing number of users can be easily handled (horizontal sharding/partitioning). The other one requires to understand that database are relational. Which often means to be careful to try to make partitions that limits the hop in requests from computers to computers, burning up to 1000 000 000 cycles.   That is coupling the exact opposite of isolation.


On top of this you probably have web services requiring operations to happen in a timely fashion. Most companies just ignore capacity planning. They prefer «scalability». It is a generic term saying that they think they know how to double the hardware (and thus operational costs) and gain a 40% gain in throughput, ignoring the epsilon latency introduced in the process. Still hardware nowadays and electricity are still way lower than workforce. A daily coder's pay is worth a server. So why care?

So modern software have a nasty mathematical property by design, the more success you have the more bound you are to double your cost for every 40% increase in your user base on your underpowered services.

Still mysql doc: it is in the HA groups you add your servers for "scalability"


I know you double initially low expanses. But still it is an exponential growth that is more than linear ... inducing a diminishing return for the acquisition of new customers. And as Microsoft, google, facebook proved it, software industry is about network effects: the more people use your software, the more value it has. It is a realm of natural monopoly and diminishing return thus of prices having to grow the more a software have success.




In this I did not even dared speak of the effect of a failure due to a timeout propagating in a web of interconnected (coupled) services. These local software failures can dramatically trigger by a snowball effect the loss of mutualized resources... like amazon in eastern zone :)



My conclusion is the following; for simple reasons of too many knobs software are hard to configure, and there is no silver bullets (distributed databases, nosql also suffer this flow). I took the example of mysql because it is a fairly commonly used piece of infrastructure in backend technology. But on top of that you may have routers, firewalls, load balancers, memcached....

In computer industry at the opposite of electrical workers we seem to ignore in our models the costs of our lack of isolation and we create the equivalent of shortcuts. 

The too many knobs effect coupled with the lack of isolation triggers leaks of behaviour making our software able to fail in worst case in dramatic ways and propagate as far as affecting large unit of works (datacenters, cloud...).

Hybris is our problem. It is not there are bad developers out there that is the real problem. It is much more we believe in our capacity to handle a lot of complexity. But some level of complexity are not in the reach of our brain.

The software industry is ultimately human bound in its capacity to handle a given amount of complexity/information in its brain. 





Modern Computer Science is obscurantism disguised as science

Recently I decided to get back to the basics and question my use of classes/frameworks.

I tried to find a definition of the word framework but weirdly this word is a tautology, no one knows what it is, but it refers at itself for something people use to get the work done through the use of external knowledge. But can you manipulate knowledge you do not understand?

This word has been broadening so much that it globally is a synonym of a shortcut for standing on the giant's shoulder without having to do the painful process of climbing painfully all the way up by learning. Framework are actually for me a synonym for an intellectual shortcut ; they are the foundation of cargo cult programming. And I want to illustrate it with a python code example to draw a wall clock without libraries except for importing constant (exponential and PI) and drawing.

So I will introduce an anti-framework that makes you have less dependency based on taking no shortcuts : science. Not the ones of computer science and university, the one that also is useful in the real world, hence a more useful tool than framework. Something that can help you compute solution with a pen and paper fast. And for which you can check the results of your code. The science taught in high school that requires no degrees and that we are supposed to know when we are given the responsibility to vote. The one that help you make enlightened decisions as a citizen for the future.

For the example I will use a simple use case with code: an analogic wall clock. I will treat different problems: 2D & 1D geometry, sexagesimal basis, drawing the hands, computing time without datetime.

Scientific reasoning to be understandable before coding requires that you explain what you are doing and how. To introduce the problem in a simple, yet consistent way so people do not understand the code, but the mental process to interpret the code, thus to define rigorously your concepts and definitions. The stuff Agile hates : explicit requirements and clear definitions of concepts, rigor.
 
What is time?

Time in its usual form hour/minute/second is inherited from Sumerian civilization. A civilization that was localted in Irak -whose archeological wonders occidental civilization took part in destroying- that has brought mathematical knowledge to the world thousands years ago. It was designed by people having no computers but knowledge of the fact earth is round, having simple use of fractions and basic geometry. Time cannot be manipulated without understanding that earth is round and that it revolves around the sun and that noon is dependent from your location.  12:00am is set on when the sun is at its zenith for a given place. Which is basically an invariant on a meridien. Giving time, is giving a relative position of earth according to the maximum potential exposition to the sun.

The base of 60/60 is useful for astronomers using sticks/shadows and is quite powerful in low tech context. 360° (minutes * seconds) is a measure of the rotation of the earth according to a reference (noon) and since the angular speed of earth is constant, it is linearly related to time. Time measure the relative angle from your position according to noon in a referential where earth is rotating around its north/south pole axis. It is periodic. It is thus a measure of phase/space. Usual time is a space measure.

The python time() function is an expression in a base 10 of the time elapsed since 1/1/1970 according to your geographical position without all political biases (except TZ).
Localtime is the correction with leap seconds, DST .... and politics. Something defined by arbitrary rules that is far to be a one best canonical way.

Each hand on a wall clock rotates with a speed according to its rank in the base.

Seconds rotates at the speed of a 60th of a turn per seconds.
Minutes are 60 time slower
Hours ... are 24 times slower, but by convention, we prefer to make it with a period of half.
Basis conversion be it base 10, 2, or sexagesimal is a CORE concept of computer science. It is a core requirement every developers should be able to do it without libraries.

I am gonna introduce a convenient tool for doing geometry : the Moivre formula that will do the heavy lifting :

exp( i * theta) = cos(theta) + i * sin(theta)
https://en.wikipedia.org/wiki/Complex_number

To understand the following code, understanding the geometrical relationship between complex notation, cartesian/polar coordinates requires learning and rigor. And there is not shortcut for it.

I don't know why, python is confusing j and i. And I hate IT, it is like a slap to the face of people using science.
i is defined by i² = -1 python decided to call it j
j is traditionally defined by a number such as  j**3 = -1 for which the imaginary part is positive. Thank you python for not respecting mathematical conventions, it makes this confusing.

I guess it falls into the tao of python
There should be one– and preferably only one –obvious way to do it.
Although that way may not be obvious at first unless you’re Dutch.



That is not the first time I have a beef with python community when it comes to respecting mathematical notations and their consistent use. I could dig this topic further, but it would be unfair to python which is not even the community with the worst practices. 

So without further ado here is the commented code without the noise of colors. Brutal code.
(Colored version here)


import matplotlib.pyplot as plt
from time import sleep, time, localtime

# Constant are CAPitalized in python by conventionfrom cmath import  pi as PI, e as E
# correcting python notations j => I  
I = complex("j")

# maplotlib does not plot lines using the classical
# (x0,y0), (x1,y1) convention
# but prefers (x0,x1) (y0,y1)
to_xx_yy = lambda c1,c2 : [(c1.real, c2.real), (c1.imag, c2.imag)] 

# black magic
plt.ion()
plt.show()

# fixing the weired / behaviour in python 2 by forcing cast in float

# 2 * PI = one full turn in radians (SI) second makes a
# 60th of a turn per seconds
# an arc is a fraction of turn
rad_per_sec = 2.0 * PI /60.0
# 60 times slower
rad_per_min = rad_per_sec / 60
# wall clock are not on 24 based because human tends to
# know if noon is passed
rad_per_hour = rad_per_min / 12

# I == rectangular coordonate (0,1) in complex notation
origin_vector_hand = I

size_of_sec_hand = .9
size_of_min_hand = .8
size_of_hour_hand = .6

# Euler's Formula is used to compute the rotation
# using units in names to check unit consistency
# rotation is clockwise (hence the minus)
# Euler formular requires a measure of angle (rad)
rot_sec = lambda sec : E ** (-I * sec * rad_per_sec )
rot_min = lambda min : E ** (-I *  min * rad_per_min )
rot_hour = lambda hour : E ** (-I * hour * rad_per_hour )

# drawing the ticks and making them different every
# division of 5
for n in range(60):
    plt.plot(
        *to_xx_yy(
            origin_vector_hand * rot_sec(n),
            .95 * I * rot_sec(n)
        )+[n% 5 and 'b-' or 'k-'],
        lw= n% 5 and 1 or 2
    )
    plt.draw()
# computing the offset between the EPOCH and the local political convention of time
diff_offset_in_sec = (time() % (24*3600)) - localtime()[3]*3600 -localtime()[4] * 60.0 - localtime()[5]   
n=0

while True:
    n+=1
    t = time()
    # sexagesimal base conversion
    s= t%60
    m = m_in_sec = t%(60 * 60)
    h = h_in_sec = (t- diff_offset_in_sec)%(24*60*60)
    # applying a rotation AND and homothetia for the vectors expressent as (complex1, ccomplex2)
    # using the * operator of complex algebrae to do the job
    l = plt.plot( *to_xx_yy(
            -.1 * origin_vector_hand * rot_sec(s),
            size_of_sec_hand * origin_vector_hand * rot_sec(s)) + ['g']  )
    j = plt.plot( *to_xx_yy(0, size_of_min_hand * origin_vector_hand * rot_min( m )) + ['y-'] , lw= 3)
    k = plt.plot( *to_xx_yy(0, size_of_hour_hand * origin_vector_hand * rot_hour(h)) +[ 'r-'] , lw= 4)
    plt.pause(.1)
    ## black magic : remove elements on the canvas.
    l.pop().remove()
    j.pop().remove()
    k.pop().remove()
    if not n % 1000:
        ### conversion in sexagesimal base
        print int(h/60.0/60.0),
        print int(m/60.0),
        print int(s)
    if n == 100:
        n=0
   


My conclusion is frameworks, libraries make you dumb. It favors monkeys looking savant as much as pedantism in academic teaching is. People may try to point THIS is pedantic, but pedantism is about caring about the words and formalism, not the ideas and concept. It is like focusing on PEP8 instead of the correction of the code. Pedantism is not saying correction is important, it is annoying developers with PEP8.

My code is saying the earth is round, that it revolves around the sun with a constant rotational speed, that noon is when the sun is at its zenith and happens periodically, that I have an harmonic oscillator in my computer that is calibrated to deliver me time with a monotonic growing functions, that we use a 60/60 base since millennials to represent time, that most of the problem we encounter with times are either political or due to an insufficient understanding of its nature. And that we can use complex numbers to do powerful 2D geometry operation in a compact, yet exact way that does not require libraries or framework. Complex numbers operations USED to be hardwired in CPU. They became useless, because people stopped using them by ignorance, not because they stopped being useful.

Our actual problem is not computer raw power, but education. Every coders using datetime modules should be sacked : datetime operations are (out of the TZ insanity) basic base conversion and 1D operations of translations projections. If a coder do not understand what numbers are, what time is, the difference between representations and concepts why do you entrust them manipulating your data in the first place? What do you expect?

That a thousands monkey will write you the next Shakespeare novel if you throw enough bananas at the monkeys?

We live in a time of obscurantists people using advanced concepts that looks like science, but are not.



I still find with the examples used for teaching OOP counterproductive

After the stupid example with the taxonomy of the species/car/employees that makes you do a lot of inheritance one of the valid use case for OOP is 2D geometry : points & rectangles.

This is the python example in wiki.python.org
https://wiki.python.org/moin/PointsAndRectangles

Don't worry, python is one of the many language doing this class. It is an actual use case for learning classes.

200 lines of code and you do nothing. Not even fun

Except in python complex is a base type, and I learned the use of complex numbers when I was  in public high school in my sweet banlieue. (a place said to be full of delinquents and uneducated kids)

Then I thought : with just simple math how hard would it be to just draw two polygons one of which rotated with the python base types? 
How hard is programming when you keep it simple?

Here is my answer in less than 10% of the initial number of lines of code and a drawing to illustrate how hard it is :


from PIL import Image, ImageDraw
# short constant names a la fortran
from cmath import pi as PI, e as E
I = complex("j")
 
to_x_y = lambda cpl: (cpl.real, cpl.imag)
im = Image.new("RGB", (512, 512), "white")
draw = ImageDraw.Draw(im)
rotation = E**(I*PI/3)
homothetia = min(im.size[0], im.size[1])
trans = homothetia/2
homothetia /= 2.5
polygone = (complex(0,0), complex(0,1), complex(1,1), complex(1,0), complex(0,0))
bigger = map(lambda x: x * homothetia + trans, polygone)
bigger_rotated = map(lambda x: x * rotation, bigger)
draw.line(map(to_x_y, bigger), "blue")
draw.line(map(to_x_y, bigger_rotated), "green")

im.save("this.png", "PNG")

I don't say classes are useless, I use them. But, I still have a hard time thinking of a simple  pedagogic example of their use. However, I see a lot of overuse of Object Oriented Programming to try to make people able to use concepts that are not accessible without basic knowledge. OOP is no shortcut for avoiding to learn math, or anything else. If you don't understand geometry and math, you will probably be whatever the quality of the class given unable to do any proper geometrical operations.

We need OOP. But the basic complex type far outweigh in usefulness any 2D geometry classes I see so far without requiring any dependencies.  And I never saw in 5 years complex types used even for doing 2D geometry, however it seems the alternative buzzword to OOP -including numpy- is so making you look data scientist and pro! 

So what is the excuse again for not using something that works and is included in base types with no requirements for doing geometry when we say that games could be a nice way to bring teenagers to coding? Are we also gonna tell them learning is useless and that reinventing the square wheel is a good idea? Are we gonna tell them to not learn because we have libraries for everything?

For the fun I did an OOP facade to complex as point/rectangle but seriously, it is just pedantic and useless. But still 50% less lines and more useful than the initial example.




Le tiers état de la France moderne: Les zinzins, les timbrés et les gueux

Quand je regarde la France aujourd'hui, je vois 1788.

Je vois l'inéquité fiscale qui a entraîné la convocation du tiers état, et je vois 3 populations sur un même territoire dont une importante totalement ignorée par l'état et l'administration qui porte directement la plus lourde part des prélèvements obligatoires tout en touchant la plus petite part des reversements.

Même un pauvre est taxé à hauteur de 20% sur toutes ses dépenses alors que les plus riches ont des taux de prélèvements globaux de l'ordre de 10% pour les plus sioux.

Alors je me suis dit, amusons nous à imaginer ce qu'est le tiers état aujourd'hui et comment le définir?

Comment définir 3 populations quasiment disjointes qui vivent leur rapport aux impôts et à leurs reversements différemment et dont une partie ne voit pas ses intérêts représentés à l'assemblée.

Et j'ai vu cet article : http://parlement.blog.lemonde.fr/2012/11/25/surprise-les-deputes-ne-sont-pas-representatifs-de-la-population/

Certes vieux, ils représentent quand même des statistiques qui perdurent depuis 40 ans. Donc on tient le bon bout.

La partie choquante de cet article est la disparition pure et simple d'une partie de la population des statistiques dans les classes de populations qui sont mesurées.

Pas d'handicapés, de clodos, de marginaux, de détenus, de malade de longues durée, d'handicapés mentaux ou physique, de chômeurs (20% de la population active), de jeunes de moins de 20 ans (10% a minima), de caissière prisunic ou autres galériens des CDDs, les méthèques (immigrés en statut temporaire et en voie d'être citoyen de plein droits) rien sur ceux qui refusent le mode de vie sociale.

A la louche ça nous fait un bon tiers de la population. Et ça nous fait ... quand on mesure ce qui est touché de l'état en comparaison de ce qui est versé la population qui est le plus sous pression de la fiscalité.

La question n'est pas comment on en est arrivé là. La question est à quoi ressemble les forces en présence dans les instances de pouvoir et comment se fait il que les gens soient sous représentés.

La défaillance de la représentativité


Qu'est ce qui garantirait la représentativité de toute la population?

Une idée en vogue est que je soutiens parfois est qu'il faudrait que l'assemblée ressemble au peuple. Seulement les moyens financiers, le coté concours de popularité des élections, la vulnérabilité accrue qu'entraîne l'exposition politique et les disponibilités et temps barrent un nombre élevé de citoyens des processus politiques actuels quand tout simplement ils n'ont même pas déjà le temps pour survivre.  Le temps c'est de l'argent quand t'es pauvre.


Donc qui est à l'assemblée : les notables, les salariés avec du temps disponibles, et les fonctionnaires. La France qui a du temps libre disponible.

Les zinzins et les timbrés


L'assemblée nationale est dominée par 2 groupes qui font passer la discipline de vote avant la mission de représentativité des élus. Les républicains et les socialistes (qui n'en ont que le nom).

Pour des raisons amusantes l'assemblée voit la sur-représentation de 2 groupes d'intérêts particuliers qui défendent des intérêts partiellement congruents : les z'investis des z'institutions et les timbrés (fiscaux).

Les timbrés représentent les quelques milliers de personnes les plus riches du pays. Ils sont libéraux économiquement tant que les marchés sont régulés limitant la compétition et qu'ils sont subventionnés. Ils considèrent légitime de pouvoir payer une part inférieure des impôts au titre de leur capacité à créer de la richesse. Leur richesse étant souvent issue du mérite d'être né on peut les considérer comme les Nobles du XVIIIé siècle. Relisez les livres d'Histoire c'est exactement l'argument que donnait les nobles pour ne pas payer d'impôts. Ils soutenaient aussi que sans eux le pays tombait.

Les zinzins sont issus des couches supérieures des institutions et vivent sur la bête. Ils justifient leurs avantages au nom de leur vocation à défendre le peuple. Leur haute valeur morale et leur sens de la mission les faits ressembler en des hordes de curés pédophiles justifiant leurs traitement différenciés de la population par leur mission. Qui n'a pas vu dans les statistiques de l'INSEE les fils de profs du secondaire hérauts de la mixité sociale et du mérite personnel prédominer dans les filières d'excellence.

Filière d'excellence où ils côtoient aussi  les timbrés. Les zinzins se décrivent de gauche, les timbrés de droite et se querelle comme des chiffonniers sur la place publique à savoir qui doit être favorisés d'eux ou des autres.

Les zinzins et les timbrés sont d'accord sur une chose il faut prélever plus et reverser plus d'argent aux bonnes personnes. Les meilleurs d'entre nous. Ils sont d'accord sur le fait que les élus, les députés, les institutions réussiraient mieux si ils étaient plus financés. Par contre, les zinzins préfèrent reverser plus de salaires aux élites technocratique et administrative de la nation, alors que les timbrés préfèrent que l'on favorise le regroupement des activités économique afin de rebâtir la puissance économique nationale pour faire face aux défis mondiaux.  La menace extra nationale, l'excuse la plus vieille de France.

Les zinzins et les timbrés ensemble pensent dans leurs conflits à 2 balles qu'ils représentent toute la population, car d'après eux tout le monde à accès par le vote à la représentation élective. Donc l'assemblée est représentative. Ils pensent qu'ils ont travaillé dur et qu'une partie de la population est juste fainéante ou juste avec la compassion de la charité dysfonctionnelle et inutile. Ils donnent l'aumône aux inutiles par soucis de compassion. Comme une piécette à la sortie de l'église. Les zinzins et les timbrés n'aiment pas les mêmes gueux donc ils mesurent à l'applaudimètre leurs popularité respective en jetant des promesses de subventions à leurs foules préférées.

Les zinzins mécènent aussi des citoyens appelés artistes pour donner la bonne parole. Ça s'appelle la Culture. Nulles fictions représente des gueux.
Ou ils soutiennent des médias objectifs : ça s'appelle les médias. C'est les hérauts des timbrés. Mais pour les gueux? L'expression est contrôlée, pénalisée quand elle sort de clous arbitraires nuisant soit aux zinzins soit aux timbrés. L'arsenal juridique est utilisé, et la mitraille pleut. Les discours hostiles aux timbrés et aux zinzins sont considérés terroristes.

Ils se refusent cependant à tout contrôle citoyens. Les promesses n'engagent que ceux qui y croient disait élégamment Jacques Chirac plus haut représentant du Peuple.

Seulement, je suis pas d'accord.

Élection : chèque en blanc

Là vu qu'on parle de sous je vais rester sur les sousous dans la popoche.

Les représentants ne sont asservis à aucun mécanisme de contrainte à voter ce que leurs administrés souhaitent. Ils font littéralement ce qu'ils veulent. Et aucune pétition, aucune votation, aucun référendum national ne les engage à suivre les choix explicites du peuple.

Et, ils n'ont aucune responsabilité financière et légale sur les dépenses qu'ils signent aux noms du Peuple et qui engendre de la dette, donc des impôts donc de la diminution de richesse. Ils décident aussi de où l'argent est dépensé. Mais pour la responsabilité légale ou financière?

Rien, nakash, peau de lapin. Et les dépenses engagées sont non annulables.

Donc, le tiers états sont les victimes systématiques de leurs sous représentations à l'assemblée nationale: les gueux, les miséreux, les exploités, les malades, les accidentés du travail, les détenus, les militaires (qui peuvent être engagés et mourir sur un conflit sans contrôle du Peuple), les représentants de la justice, les policiers,  les précaires ...
Bref tout le réservoir de misère et le bouclier humain nécessaire à faire vivre les zinzins et les timbrés. Les zinzins arrosent la misère, les timbrés le bouclier humain.

Et la population se retrouve piégée dans une division catégorielle entre les gardiens (appelés extrême droite par nos politiques) et les prisonniers (appelés extrême gauche). Et de temps en temps il y a des manifs.
Un wall of death social. Où l'on envoie clasher en d'amusante cérémonie sociale les gardiens et les prisonniers.

Et quand les gardiens et les prisonniers fraternisent le discours politique est de dire que les extrêmes se rejoignent et délivrent des points Godwin à tout va.

On vaut mieux que ça


Les gens veulent descendre dans la rue en espérant de convaincre les zinzins et les timbrés de prendre une décision qui va contre le sens de leurs intérêts combinés en ce qui concerne les actualités comme la réforme du travail.

Moi je dis quitte à descendre, autant descendre pour que ça marche.

Et pendant qu'on y est, au vu de la crise de représentation, on pourrait proposer 3 choses pour s'assurer qu'il y ait un résultat durable sur nos existences:
  • le renvoi immédiat de 50% de l'assemblée (au hasard) et le tirage au sort sur leurs députation sur la liste des jurés ceux qui vont représenter le peuple jusqu'à la conclusion de la constituante au parlement, c'est clairement pas idéal, mais c'est déjà un mieux immédiat signe de bonne volonté (moi je rajouterais les gens administrativement interdits d'activités politique);
  • le lancement des cahiers de doléances. Les institutions locales régionale et nationales mettraient à disposition des moyens de se réunir pour écrire des cahiers de doléances permettant d'identifier les problèmes mais aussi de répondre à une question simple : comment rendre l'assemblée représentative à moindre coût durablement? Et comment organiser une assemblée constituante ayant le pouvoir de corriger la constitution de manière conforme aux cahiers de doléance qui garantisse la représentativité de tous, même ceux oubliés pendant les cahiers de doléance? On pourrait se donner des rendez vous bimensuel pour remonter le top 3 des doléances qui pourrait même se donner le luxe de donner un plan de route précis et mesurable aux députés et s'arrêter à 12;
  • Et enfin le lancement de l'assemblée constituante en vue de réformer les institutions de manière à améliorer définitivement leur représentativité. 
Si les gens trouvent que tiers états, assemblée constituante ça sonne mal, je vous dirait que comme en 1789 on peut s'attendre à voir les créditeurs de la France et les banquiers du monde s'inquiéter.

Comme en 1789 l'optique d'un peuple souverain maîtrisant la dette, c'est l'optique pour les entreprises multinationale les plus influentes de perdre des bénéfices extorqués par les états et surtout ce serait un fâcheux précédent.

L'Islande? Oui, les banquiers ont laissé passé. Mais la France? Imaginez l'effet de contagion possible.

Dès que le processus sera enclenché, les capitaux vont fuir le pays, les médias internationaux vont parler de révolution sanglante faites pas les fainéants et apeurer les braves citoyens du monde entier sur l'effet que cela aurait dans leur pays, nos voisins vont contacter nos dirigeants pour les informer de la disponibilité de leurs forces de l'ordre dans le cadre du maintien de l'ordre public. Les niveaux de menace terroriste vont être relevés pendant que les hommes politiques dénonceront l'irresponsabilité du Peuple à déstabiliser un état pendant un moment grave où la concorde nationale est de mise.

La partition est connue.

La seule solution c'est de s'organiser en avance et de coller un coup sec et rapide derrière la nuque.


Un boycott organisé et public des élections pour dénoncer le manque de représentativité peut être fun pour sensibiliser le reste du tiers état.

La rédaction des cahiers de doléances peut commencer par des billets sur facebooks, des chats, des postes sur des technologie oubliées (NNTP) ou nouvelle, des posts de blogs, des chansons, des discussions du café du commerce, des discussions à la paroisse ou pendant les sorties au pub et les repas de famille.

Avant de les écrire on peut tout à fait commencer. Puis si les moyens institutionnels d'expression sont contrôlés, il y a des tas de moyens de communiquer bien plus efficaces et discrets. Rhonéo, photocopieuse, graffitis, série-graphie, T-shirts, bandeau sur les sites webs, bouche à oreille, discussion au coin de la machine à café, pour ceux qui ont twitter des hashtags genre #CahierDeDoléance ... Fuck, on est pas des cons non plus on a largement d'interstices dans les espaces contrôlés pour s'y engouffrer.

Bref, râler étant dans la culture française, je vois que nous avons là un avantage indéniable. En plus on est démérdards.

Vous pensez pas qu'on pourrait y arriver dans le fun, et aussi probablement sans violence, cette fois?

 Je veux dire, des fois vous en avez pas marre?